IVElle en eut la confirmation quelques jours plus tard, le soir de la réception où elle avait dû promettre de paraître. Adélaïde vint jeter un coup d’œil sur sa toilette et, avec un hochement de tête satisfait, déclara : – Vous êtes très bien, ma petite fille... très, très bien. Votre pauvre maman, qui avait tant de goût et s’habillait si parfaitement, n’aurait, je crois, rien à critiquer. Élisabeth passa une main nerveuse sur les cheveux qui bouclaient autour de son front. D’un mouvement vif, elle se tourna vers la vieille demoiselle qui la considérait avec complaisance. – Adélie, maman était une femme charmante, n’est-ce pas ? – Tout à fait charmante ! Une beauté blonde, discrète, mais sans fadeur, un esprit délicat, une élégance très fine. Oh ! oui, délicieuse, ma Daphné ! – Mon p


