XIII J’avais cru que je n’aurais qu’à me présenter à bord d’un navire pour être immédiatement engagé. À peine débarqué dans l’avant-port, je commençai ma promenade sur les quais pour faire mon choix ; dans le bas sin du Roi je ne vis que quatre ou cinq vapeurs, ce n’était pas mon affaire ; dans le bassin de la Barre je trouvai de grands navires américains d’où l’on déchargeait des balles de coton qui s’entassaient en montagnes sur le quai : ce n’était pas encore ce qu’il me fallait ; je voulais un navire français. En faisant le tour du bassin du Commerce, je fus émerveillé ; il y avait là des navires de tous les pays du monde, des grands, des petits, une forêt de mâts enguirlandés de guidons, de flammes et de pavillons. Cela me parut plus beau que Paris. Il y avait des navires qui exha


