VII. DEUX NOBLES CŒURS-1

2079 Mots

VII. DEUX NOBLES CŒURS Aucune proposition ne pouvait être plus contraire au caractère si loyal, si tendre de François Liébaut. Cet aguet caché auquel sa belle-sœur le conviait et chez lui, sous son propre toit, à son foyer, quel exercice déshonorant de sa prérogative de mari ! Mais il subissait une de ces crises de passion où se décèle la sauvagerie de l’amour blessé. C’est à des minutes pareilles qu’un homme d’honneur se laisse entraîner à ouvrir des lettres, qu’il force un secrétaire fermé à clef, qu’il paie les indiscrétions d’un domestique ! Lorsque le médecin quitta Mme de Méris, le malheureux avait consenti, non pas à tout ce qu’elle lui avait demandé, mais à une partie, celle qui lui était personnelle à lui. Il avait été convenu entre eux qu’une fois averti de l’heure exacte du ren

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