Les quatre années suivantes furent ponctuées de hauts et de bas. Après la naissance d’Amelia, Meg connu une période assez difficile, la fatigue de l’accouchement et les nuits sans sommeil la conduisirent à renouer avec son passé de somnambule. Elle se levait descendait à la cuisine et cuisinait des plats imaginaires, s’attelait à des tâches ménagères diverses. Elle alla même jusqu’à ouvrir la porte pour partir en voiture une nuit. Elle fût heureusement rattrapée par Jim on extrémis. Un après-midi, alors qu’elle essayer de faire la sieste, son téléphone sonna, elle décrocha et eu une conversation avec son interlocuteur quand elle se réveilla elle gardait un vague souvenir de l’appel mais absolument pas du contenu et elle ne sût jamais avec qui elle avait conversé car l’appel était masqué. Quelques mois plus tard Meg trouva un emploi dans un collège. Elle adora reprendre une vie lui permettant les interactions sociales même si le fait de laisser Amélia chez une nounou lui brisait la cœur. Elle occupa le poste un an et son contrat se termina là laissant sans emploi et inoccupée. Elle commença à faire quelques voyances à des connaissances, des amis d’amis qui devinrent des clients réguliers car les faits énoncés par Meg étaient d’une extrême justesse. Mais Meg n’avait pas les moyens s’ouvrir un cabinet d’autant que Jim avait décidé de créer sa propre entreprise et les mois nécessaires furent extrêmement difficiles financièrement car ni l’un ni l’autre n’avaient de revenus et il y eu même une période où ils donnaient à manger à leur petite fille et eux ne mangeait rien. Puis un grand malheur s’abattît sur Meg. Julius qui souffrait depuis quelques mois de douleurs diffuses à l’abdomen se vit diagnostiquer un cancer du pancréas inopérable. Les médecins lui donnaient six mois à vivre. Jane était effondrée et Julius s’affaiblît très rapidement. Cet homme vaillant d’un mètre quatre vingt et quatre vingt dix kilos atteint une petite cinquantaine de kilos. Il n’arrivait plus à manger et son médecin le fît hospitaliser une petite semaine pour qu’il puisse reprendre quelques forces. Les oncles et la mère de Meg accompagnaient Jane à l’hôpital tous les jours pour qu’elle puisse voir son mari. Le jeudi Meg proposa à Jane de l’accompagner à l’hôpital. Meg échangea avec Julius, il lui demanda de lui apporter un chocolat chaud, ce qui réjouit beaucoup Meg car il n’avalait rien depuis des jours. Quand l’heure d’aller récupérer Amélia à l’école arriva Meg embrassa tendrement Julius et elle ressentit une violente douleur à la poitrine mais elle n’en tint pas compte. Elle ramena sa grand-mère chez elle et alla récupérer sa fille. Ce soir là Meg ressentit quelques chose qu’elle n’avait pas ressenti depuis très longtemps. Un pressentiment et il était mauvais ça Meg en était sûre. Elle passa une nuit agitée et le lendemain pendant le petit déjeuner le téléphone sonna. C’était Moïra. Meg fût surprise car ce n’était pas dans les habitudes de sa mère d’appeler à 7 heures du matin. Quelques secondes après avoir décroché De grosses larmes se mirent à couler sur les joues de Meg et elle ne cessait de répéter « c’est pas vrai, c’est pas vrai ». Lorsqu’elle eu raccroché, Jim s’approcha de sa femme et l’interrogea du regard. Elle lui dit d’une voix monocorde « mon grand-père est mort ». Jim la prit dans ses bras et Meg s’effondra sous les yeux interrogateurs d’Amelia qui du haut de ses deux ans et demi semblait étrangement comprendre les choses. Lorsque le flot de larmes se fût calmé elle décida d’expliquer les choses à sa fille. Elle lui dit que son pépé était monté au ciel et que maintenant lorsqu’elles iraient voir mémé, il y aurait seulement mémé. Amélia sembla comprendre la permanence de la mort mais elle qui avait un fort lien avec son arrière grand-père, ne sembla pas très attristée. Il y avait une raison évidente à ce manque de réaction et de tristesse. Ce n’était pas à cause de son jeune âge comme le pensait Meg, mais plutôt car la petite Amélia pouvait converser avec les esprits et elle recevait la visite de Julius depuis son décès.