Lettre LXXXV

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Lettre LXXXVIm., 12 octobre. IX. Je le craignais aussi, il était naturel de penser que cette sorte de mollesse où mon ennui m’a jeté, deviendrait bientôt une habitude presque insurmontable : mais quand j’y ai songé davantage, j’ai cru voir que je n’avais rien à en craindre, que le mal était déjà dans moi, et qu’il me serait toujours trop naturel d’être ainsi dans des circonstances semblables aux circonstances présentes. J’ai cru voir de même que dans une autre situation j’aurais toujours un autre caractère. La manière dont je végète dans l’ordre de choses où je me trouve n’aura aucune influence sur celle que je prendrais si les temps venaient à me prescrire autant d’activité que maintenant ils en demandent peu de moi. Que me servirait de vouloir rester debout à l’heure du repos, ou vivant

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