6.3 : Ezra

3327 Mots
┌───── •✧✧• ─────┐ - Ezra - └───── •✧✧• ─────┘ La matinée file à cette vitesse, nous laissant comme des mollusques à profiter d’un moment plus qu’agréable ! Et alors qu’on commande quelque chose à grignoter pour le repas de midi, Manoé m’avoue qu’il aimerait aller s’entrainer. C’est certain, je dois tirer une sacrée tête, car il tente de m’expliquer qu’il ne peut pas se permettre de se laisser aller. À bien y penser, ses danses sont loin d’être simples, il doit sacrément travailler ! Donc je comprends, ok, le nerd a besoin de rester actif et est très rigoureux... Bon à savoir ! Chiant cependant, cela signifie aussi que je vais devoir le laisser repartir. J’en ai franchement pas envie, ça fait longtemps qu’on a pas pu se voir, et rien qu’à le voir se tortiller sur le canapé, je le sens. C’est pareil pour lui ! Il n’a vraiment pas envie de partir... - Je suis curieux nerd, tu me laisserais voir comment tu t’entraines ? - Quoi ? Tu veux venir avec moi ? - Ouais ça me dit bien. Ça me ferait pas de mal de bouger aussi et t’as pas demandé à face de rugby de te ramener des trucs ? - Tu as raison ! Je veux mon Goodies ! Et d’un coup, il explose d’un sourire, ne retenant pas non plus ses phéromones qui arrosent l’air ambiant. La douceur fraiche et mentholée qui s’en dégage est complètement folle et je n’arrive pas à retenir les miennes de s’y mêler. C’est une nouvelle sensation qui prend place, notre parfum se transforme et se fait gourmand. Nos arômes se plaisent, aguichant l’autre comme un amant vorace qui se déshabille lentement, le regard divinement fou, donnant finalement la permission à l’autre de gouter sa peau. C’est à travers elle que j’arrive à lire un peu de ce qu’il planque dans le fond de son crâne, me laissant voir, juste un peu, à quel point il est ravi d’être ici. Il apprécie cette journée et je le vois, s’il pouvait avoir un pouvoir sur le temps, il l’arrêterait là pour nous laisser profiter bien plus longuement... Je n’ai jamais autant expérimenté la compatibilité des Phéromones. Je n’ai aucune f****e envie de me faire chier avec ce genre de merde. Pas le temps ni l’envie. Mais ce n’est pas la même chose ! Manoé est un ami, presque aussi précieux que peut l’être Ragel ! Le fait qu’on b***e ensemble n’entre pas en ligne de compte, on profite simplement de l’alchimie qu’il y a. Pour le reste, y a pas de conneries romantiques à la con, juste trois adultes consentants appréciant passer du temps ensemble. Trois amis ! Ça me convient ! Ce genre de merde là, je veux bien directement m’investir là-dedans. Après avoir mangé, ça n’a pas été trop difficile de le faire craquer ! On a regardé un film de plus, puis je l’ai laissé m’entrainer vers sa salle de sport. Depuis que je suis devenu acteur, j’ai pris l’habitude de laisser les autres conduire ! Ce temps là, généralement, je peux l’utiliser pour travailler mes textes... C’est naturel alors de le laisser m’emmener là où il le souhaite, regardant la ville défiler sous mes yeux.Sa vieille carlingue pétarade et s’agite dès qu’il fait une manœuvre, mais ça reste reposant. - Pourquoi tu vas si loin ? On vient de traverser littéralement la ville et il a déjà dit qu’il habitait pas loin du bar, il y a vraiment beaucoup d’endroits bien plus près ! - C’est juste que là-bas, y a toutes les installations dont j’ai besoin. - Je vois... On vient de passer le stade où l’équipe de Ragel s’entraine. - Ah bon ? Je ne savais pas que c’était à ce point ! - De quoi ? - Bah c’est que... enfin je m’y connais pas hein, mais je sais que c’est ici que les gros matchs ont lieu. Quand y a un gros événement, je peux pas passer par là, tout est bouché ! C’est pas le petit match d’a côté quoi... - Il fait partie de l’équipe de la ville tu sais, c’est normal qu’il joue dans le stade de la ville ! - Oui bah il y a plusieurs stades hein ! - N’importe quoi... - Je sais pas trop comment ça fonctionne de toute façon, mais je suis impressionné. J’aimerais bien le voir jouer un jour ! - Il a l’air stupide ! Il a une tête de gros abrutis quand il se concentre, c’est ridicule. - Arrête, t’as pas un avis objectif ! - Mais c’est vrai, il se crispe tellement qu’il devient tout rouge, on dirait un constipé ! - Ezi ! Il éclate de rire tandis qu’il gare la voiture et que je visse une casquette sur ma tête. Il semble vraiment content, c’est agréable. Et une fois à l’intérieur, une autre certitude me claque le crâne... Il est dans son élément. Tout le monde salue l’Oméga sans faire attention à moi. Mon cache-misère ne sert à rien ici, c’est Manoé la star. Il sourit à tout le monde, gratifiant même une poignée de main avec “le dirlo” comme il l’appelle. Même certains clients, certainement les habitués, viennent le voir. On lui lance des remerciements et des félicitations, et le nerd nage là-dedans avec aisance... - Tu bosses aussi ici Nerd ? - Non pas vraiment, j’aide juste une fois de temps en temps, pour dépanner... Ça va rester hein ? - Nerd ? Bien sûr que ouais ! - Il va te montrer ce qu’il peut faire le nerd ! On va voir si l’acteur il va tenir le coup ! On se change rapidement et on prend le temps de s’échauffer. Pour lui comme pour moi, la flamme de la compétition s’est allumée et il est clair qu’on se garde à l’oeil. Je sais qu’il veut me prouver ce dont il est capable et je compte bien en faire autant. Dès qu’il est chaud, il me lance, l’air de rien, qu’il va entamer sa série habituelle et me demande juste si je suis capable de suivre. Nu une ni deux, c’est parti pour un programme qui aurait achevé le plus méritant des sportifs... C’est un cinglé ! Je devine qu’il s’inflige ça tous les jours et je suis presque certain que Ragel n’en fait pas autant en pro ! Je ne pose aucune question et je le suis sans un mot, mais même si je ne dis rien, il finit par m’expliquer... C’est un gymnaste avant tout et il ne peut rien laisser passer ! La moindre fatigue peut lui jouer des tours ! Il sait très bien ce que peut provoquer un incident, alors il prend son entrainement très au sérieux ! C’est une rigueur qui ne peut que me laisser admiratif, même s’il est hors de question que je lui dise un truc pareil, en tout cas pas avec ces mots-là... - Bon, je dois avouer que tu m’impressionnesun peu! Voilà trois heures qu’on se traine de machines en tapis, stimulant à l’excès chacun des muscles de nos corps. Rien n’est laissé au hasard et j’ai assez d’expérience en la matière pour le comprendre. D’une façon ou d’une autre, le programme est façonné pour ses besoins à lui ! Ce n’est pas ”rien“, n’importe qui n’est pas capable de le faire et je comprends bien mieux pourquoi beaucoup l’ont remercié en arrivant. Il s’y connaît réellement et a dû être sollicité pour des conseils. Mais ce qu’il s’inflige est à un niveau pro ! - Tu sais que j’ai pas finis hein ! - On a fait le tour de la salle, tu sais ! - Vrai ! Mais... Ce n’était que la phase un... Il n’a pas dit son dernier mot ! Je vois ses yeux briller d’une lueur amusée et il me fait signe de le suivre dans l’une des pièces qui jouxtent la grande salle. Et là, sous mes yeux je comprends alors... C’est vrai qu’il fait souvent quelque chose d’atypique pour ses danses et je me sens con de ne pas avoir pensé qu’il s’entrainait aussi à ça ! Lui qui se dandine si naturellement entre deux longs draps pendus au plafond, il doit bien sûr, tout prévoir ! Ça me semble évident maintenant que je regarde le cerceau qui pend en plein milieu de la salle ! - Phase deux, on entretient le côté artistique ! Je me demande si tu peux faire ça... - Si je me blesse, je peux t’assurer que tu vas avoir la cravate sur le dos ! - La quoi ? - Cravate, c’est mon manager. - Il s’appelle vraiment Cravate ? - Non, j’ai pas retenu son nom. Mais il porte toujours une cravate moche ! - Seigneur Ezi, j’y crois pas ! Par contre, je parlais plutôt d’un truc comme ça... À peine ai-je le temps de croiser son regard qu’il glisse élégamment au sol, les jambes complètement écartées. Je sais déjà qu’il sait faire ça, je l’ai déjà vu faire des grand-écarts dans n’importe quelle position. Mais à présent qu’il est juste devant moi, je ne peux retenir une moue admirative. Il me sourit, puis ondule doucement avant de se coucher sur sa cuisse tendue devant lui. - Ouais, pour ça, c’est pas Cravate qui va te demander grâce, mais mes couilles ! - Tu admets ta défaite ? - Fais pas le malin ! Bon, y a pas moyen ! Je me place doucement et je tente le tout pour le tout. J’écarte doucement les jambes, tentant de voir jusqu’où je peux aller. Du coin de l’oeil, je vois l’Oméga se redresser rapidement et me rejoindre. Il accroche mes bras sur ses épaules pour me fournir un appui fiable et il me laisse ensuite gérer au maximum la descente. - Ça fait vraiment mal aux couilles p****n ! - J’en doute pas une seconde ! Il rit franchement pendant que j’abandonne à mi-chemin, clairement pas prêt à sacrifier cette partie de mon anatomie ! Satisfait, Manoé passe à la figure suivant, opérant une roue parfaite et surtout totalement mesurée. Il est resté gracieux, tirant sur ses bras qu’il a laissés en l’air pour se plier d’une manière des plus gracile. Quand il revient près de moi, il se met à m’expliquer la procédure, tout en prodiguant des conseils pour tenter de m’aider à faire pareil. Et je le vois si facilement, il est passionné ! Il aime vraiment cet univers et c’est complètement une partie de lui qu’il me livre. Alors j’écoute, c’est comme ça. Exactement comme lui ce matin, quand il m’a prêté son attention pendant mes tirades sur les montres, j’essaie de tout comprendre... Et quand je m’y essaie, j’y arrive pas trop mal, bien que je me sens bien plus essoufflé que je ne l’aurais cru ! - C’est vraiment pas trop mal Ezi ! T’es vraiment bon à tout, c’est fou ! - C’est pas simple quand même ton truc ! Après tout, vu son compliment, je peux sans doute être un peu sympa. Puis je dois avouer que même si je suis vidé, j’ai passé un vrai bon moment et que si l’occasion se représente, je reviendrais avec lui ! Manoé est quelqu’un de captivé, et faut bien avouer qu’il est ”passionnant" aussi. Il est de très loin de tous ces petits cons qui pullulent dans la rue et qui me font royalement chier ! - Merci de le reconnaitre ! Je me suis entrainé des années pour pouvoir faire tout ça ! Une étrange expression se teint sur son visage et je pense comprendre ce qu’il ne dit pas... Pour en arriver là, combien de temps a-t-il passé pour parfaire chaque mouvement, sans jamais rien laisser passer ! C’est un perfectionniste, je suis certain qu’il a dû scruter le moindre détail pour être sûr de l’effet, ne s’épargnant absolument aucun effort. C’est pour cela qu’aujourd’hui il peut s’approcher du cerceau qui attend encore son heure et qu’il me montre fièrement plusieurs mouvements complexes que je devine sincèrement compliqués ! Peu sont capables de faire pareil que lui, c’est la seule pensée qui me frappe lorsque je le regarde lâcher sa prise sur le cerceau qui pend bien trop haut, pour se rattraper in extremis ! Il pousse sur son bassin pour passé à travers l’arrondie de son complice et s’arrête au-dessus de tout, vainqueur. Manoé et le cerceau semblent s’entendre, comme des partenaires sachant tout l’un de l’autre. Le danseur voltige habilement autour de lui, semblant faire confiance à l’anneau pour le rattraper en cas de soucis. Et même quand l’outil donne l’impression d’être un obstacle, le gymnase se tord dans tous les sens pour au contraire profiter de sa forme, se pliant fort sur lui-même pour glisser à travers lui, finissant simplement assis dessus comme tout cela était d’une facilité folle. - C’est incroyable Noé ! T’es vraiment ... épatant ! Je n’arrive pas du tout à retenir l’éloge et puis il le mérite ! Il est fabuleux là-dessus, volant gracieusement comme s’il flottait naturellement ! Alors les mots sortent de ma bouche tandis qu’il me rejoint sur le sol, ses joues rouges d’excitation ravie. Et une fois de plus, nos phéromones s’accueillent et se lient, traduisant chaque note de la chanson que l’autre murmure... - Merci beaucoup Ezi ! Je me suis beaucoup amusé aujourd’hui ! Il semble vraiment à un gosse à qui on aurait filé un caddie à remplir de friandises ! Même sous la douche, je l’entends chantonner sa bonne humeur comme s’il n’était pas fatigué ! Quand on remonte en voiture, je remarque l’heure, je lui propose de récupérer Ragel en passant. Message envoyé à "Abruti de Ragel" "Sors de là, on est devant avec le Nerd !" "C'est qui le nerd ?" "Le gamin de la voisine... C'est Manoé ! A ton avis, avec qui je pourrais être ?!" "On est dans les vestiaires, l'entraineur nous fait son habituel sermon. Je serais libre d'ici 10min. Pourquoi tu l'appelles le nerd ?" "Parce que c'est un p****n de nerd !" "Vous vous êtes disputés ?" "Bien sûr que non. Arrête avec tes conneries et dépêche-toi, on a faim !" - Bon, Pizza ? Devant le stade, je scroll différent menu pour ce soir, de toute façon y a que ça à faire en attendant. Pizza ça me dit bien, et je suis certain que l’autre armoire à glace en sera ravie, mais Noé minaude et fais la moue. - On a mangé gras toute la journée ! - Mais lâche-toi un peu le nerd, tu vas finir aigrie si tu te prives toujours des bonnes choses ! - Tu ne devrais pas faire attention à ta ligne ? - Je prends jamais un gramme ! - Ce que tu peux être frustrant ! Bon va pour la pizza ! - C’est faux hein, c’est Eiji qui peut tout manger, pas moi... Il est le cas frustrant du tas ! Je ne l’ai jamais entendu autant rire, bien qu’en réalité, c’est la première fois qu’on reste aussi longtemps ensemble ! Mais en tout cas, j’ai plus qu’a proposé une séance de “sport” supplémentaire pour éliminer le surplus de gras, et enfin, la portière s’ouvre et la tête d’ahuris du rugbyman me fixe avec une mine affreusement fatiguée. Je grogne de devoir me lever pour le laisser grimper à l’arrière de cette maudite vieille bagnole à trois portières, et puis je reprends, mine de rien. - Écoute un peu tête de rugby, le nerd veut pas manger de la pizza ! - Quoi ? Mais Noé ? Steuplait ! - Ah, mais non, pas la peine de me sortir la supplication, je viens de dire oui ! - Aaah génial j’ai une faim de loup justement ! Vous revenez d’où ? - Ma salle d’entrainement n’est pas loin, je pourrais te dépanner si tu as besoin d’un chauffeur ! - Oh ! Je note. À force il y a toujours un Uber à proximité, mais je me ruine là-dedans ! - Un Uber ? Olalala que d’argent jeté par les fenêtres ! L’Oméga sourit, mais il ne nous demande pas pourquoi aucun de nous deux n’a de voiture comme s’il savait que c’est juste plus simple pour moi et Ragel n’y pense même pas... C’était une journée parfaite et la soirée se déroule exactement comme le reste ! On s’est goinfrés de pizza, s’alliant contre Ragel pour regarder un autre film où In-Light apparait en star. Puis on a fini par jouer au jeu vidéo, et là on a compris un truc fou. Manoé n’a jamais joué ! Changement de rôle, et cette fois, je m’allie à mon vieux pote contre Manoé... C’est donc bien trop facile de l’écraser, qu’importe ce qu’on choisit de lancer... Il nous a bien promis de nous rabattre notre caquet à la première occasion et ça nous a surtout fait rire bien qu’on ait effectivement accepté de jouer à un de ses trucs à lui... L’heure avance et il faut bien que je me montre raisonnable et que je me couche tôt, même si j’ai clairement pas envie que ça se finisse pour autant ! Je ne me retiens pas, je regarde sur le siège à côté de moi, croisant le regard de l’autre Alpha et il semble tellement penser la même chose que moi... J’acquiesce et alors Ragel bâille d’un air exagéré, prouvant qu’il est totalement dénué d’un quelconque talent d’acteur. Mais que puis-je attendre d’un gros abruti comme lui ?! Il demande, l’air de rien, si notre délicieux danseur souhaite à nouveau passer la nuit ici, tentant de ne pas montrer son enthousiaste à cette idée. Pourtant, en totale contradiction, il le fixe avec ses yeux de chien battus, le suppliant sans aucune honte de rester avec nous... Si ça, ça ne fonctionne pas, rien n’y parviendra ! - Désolé, pas cette fois ! Soyons raisonnables, je travaille demain. - Ah... Je pars en tournois moi, je ne sais pas quand est ce que je reviens ! - J’ai une tournée promotionnelle aussi. T’es sûr que tu ne veux pas rester ? C’est à mon tour d’essayer et j’y vais avec mes phéromones. Je sucre mes hormones et lui lance un sourire enjôleur et c’est clair qu’il hésite sérieusement... Mais je la vois passer comme un éclair ! Vive et insaisissable, cette lueur de peur qui file dans ses yeux, disparaissant tout aussi rapidement. Je range donc les armes, interdit. Je sais que les limites qu’il a placées, ce n’est pas pour rien et je ne veux pas les franchir sous prétexte de le voir fuir pour de bon. - Désolé, pas ce soir, il faut que je rentre ! Appelez-moi quand vous rentrez ! Il masque son angoisse derrière son attitude provocatrice qui ne nous échappent ni à l’un ni à l’autre. Ses phéromones parlent pour lui, mais on ne dit rien, conscient qu’il vaut mieux éviter pour le moment. Je regarde l’Oméga se glisser vers l’autre Alpha, se permettant un b****r gourmand comme un porte-bonheur qui l’aidera à se montrer patient durant son absence comme il le dit si bien. Il vient ensuite vers moi, n’hésitant pas à plonger sur mes lèvres, et j’en profite largement pour lui toucher les fesses. Après tout, moi aussi je peux prendre un peu de quoi assouvir mon impatience... Puis l’Oméga prend la porte après un dernier clin d’oeil, n’ajoutant rien de plus ! Et la saveur de l’appartement vire drastiquement une nouvelle fois. Alors que quelques secondes plus tôt, tout aurait pu dériver sur un jeu bien plus délicieux, tout change diamétralement. Même si on devrait tout de même aller se coucher, l’envie n’est clairement plus présente et d’un seul coup d’oeil on se met d’accord... - Mario Kart ? - C’est parti...
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