LLundi, 7 octobre. Nous repartons ce matin sans avoir aperçu le sommet de l’île aux forêts, – le dôme, pourrait-on dire, de cet immense temple vert, – car le même rideau de nuées persiste à l’envelopper. Et bientôt disparaît l’abrupt rivage si magnifiquement tapissé de verdure ; disparaissent les portiques religieux, en sentinelle aux abords, avec leurs longs reflets dans l’eau. Nous nous en allons tranquillement sur cette mer Intérieure, qui est comme un lac immense, aux rives heureuses. Les grandes jonques anciennes, qui ont des voiles pareilles à des stores drapés, circulent encore en tous sens, poussées aujourd’hui par une brise très douce, d’une tiédeur d’été. Çà et là, au fond des gentilles baies, on aperçoit les villages, proprets, aux maisonnettes en planches de cèdre, avec toujo


