XXXIX31 mars. Dans la matinée, vers dix heures, s’est refermé derrière nous le long couloir de verdure, au fond duquel Nagasaki s’étale dans son cadre de pagodes et de cimetières. Ensuite, ont défilé ces petits îlots, qui sont comme les sentinelles avancées du Japon, – petits îlots charmants, que tout le monde connaît, pour les avoir vus peints sur tant de potiches et d’éventails. Et puis la mer, le large a commencé de nous envelopper de sa majesté sereine et de son silence, plus saisissants par contraste, après tant de mignardises, et de musiquettes, et de gentils rires, auxquels nous venions longuement de nous habituer. Très brusque a été l’ordre de départ. À peine ai-je trouvé le temps de saluer ma belle-mère en émoi. C’était déjà si court, les deux heures que j’avais, pour aller dans


