IX« Explique-nous ton plan, demanda Stépane Arcadiévitch. – Le voici : nous nous rendons directement aux marais de Gvosdef, à vingt verstes d’ici, on nous trouverons certainement du gibier. En y arrivant vers le soir, nous pourrons profiter de la fraîcheur pour chasser ; nous coucherons chez un paysan, et demain nous entreprendrons le grand marais. – N’y a-t-il rien sur la route ? – Si fait, il y a deux bons endroits, mais cela nous retarderait, et il fait trop chaud. » Levine comptait réserver pour son usage particulier ces chasses voisines de la maison ; mais rien n’échappait à l’œil exercé d’Oblonsky, et, en passant devant un petit marais, il s’écria : « Arrêtons-nous ici. – Oh oui, arrêtons-nous, Levine », supplia Vassia. Il fallut se résigner. Les chiens s’élancèrent aussitôt,


