XV

913 Mots

XVIls étaient rentrés chez eux et jouissaient de leur solitude. Levine, installé à son bureau, écrivait ; Kitty, vêtue d’une robe violette, chère à son mari, parce qu’elle l’avait portée dans les premiers jours de leur mariage, faisait de la broderie anglaise, assise sur le grand divan de cuir qui meublait le cabinet de travail, comme du temps du grand-père et du père de Levine. Celui-ci jouissait de la présence de sa femme tout en réfléchissant et en écrivant ; ses travaux sur la transformation des conditions agronomiques de la Russie n’avaient pas été abandonnés ; mais s’ils lui avaient paru misérables jadis, comparés à la tristesse qui assombrissait sa vie, maintenant, en plein bonheur, il les trouvait insignifiants. Autrefois l’étude lui était apparue comme le salut : actuellement elle

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