XVILevine trouva, en remontant, sa femme assise devant son nouveau service à thé, lisant une lettre de Dolly, car elles entretenaient une correspondance suivie, et Agathe Mikhaïlovna, du thé devant elle, installée à côté de sa jeune maîtresse. « Voyez, notre dame m’a ordonné de m’asseoir ici », dit la vieille femme en regardant Kitty avec affection. Ces derniers mots prouvèrent à Levine la fin d’un drame domestique entre Kitty et Agathe Mikhaïlovna ; malgré le chagrin qu’elle avait causé à celle-ci en s’emparant des rênes du gouvernement, Kitty, victorieuse, était arrivée à se faire pardonner. « Tiens, voici une lettre pour toi, dit Kitty en tendant à son mari une lettre dépourvue d’orthographe. C’est, je crois, de cette femme, tu sais… de ton frère, je ne l’ai pas lue. Celle-ci vient d


