An Other World: Chapitre unique

747 Mots
Je me réveillai en sursaut. Aujourd'hui était un beau matin d'été. Sauf que bien sûr, j'avais cours, au collège. Il ne me restait qu'un mois, à peine, avant de terminer mon année de quatrième. Je m'étirai longuement dans mon lit en baillant, pas très pressée de me préparer pour aller en cours. La porte de ma chambre s'ouvrit, et ma mère passa la tête dans l'embrasure. « Ah, tu es réveillée. Dépêche-toi de te préparer, on doit y aller ! Et n'oublie pas d'ouvrir tes volets. - Oui oui, répondis-je. » Une fois que ma mère sortit de ma chambre, je me levai de mon lit et me dirigeai vers mon armoire pour prendre des vêtements neufs. Je pris des vêtements larges, simples et sombres, comme à mon habitude. J'enfilai mes vêtements. Ensuite, je m'approchai de l'une de mes étagères et saisis ma brosse à cheveux. Je brossai mes cheveux, face à mon miroir. D'habitude, je n'aimais pas m'admirer dans un miroir. Je voulais juste me ratatiner sur moi-même. Je n'avais en effet pas une grande confiance en moi. J'essayai de penser à autre chose. Au moins, au collège, je n'aurai pas à m'observer dans un miroir. Je me fondrai dans la masse, je retrouverai mes amis, j'aurai des discussions animées avec d'autres personnes... Je me dirigeai ensuite vers la salle de bain pour me brosser les dents. Je ne mangeais pas, le matin. Après m'être brossée les dents, je revins dans ma chambre. D'un pas traînant, je me dirigeai vers ma porte-fenêtre, et ouvris les volets. Ce que je découvris me fit froncer les sourcils. Ma bonne humeur changea brusquement. Il y avait là un sol comblé par la neige, et une vaste forêt blanche et sombre. Les arbres étaient immenses, tous fins et recouverts de neige, sans feuille. Pour un mois d'été, ce n'était pas normal. Cette forêt sombre me faisait froid dans le dos, j'en avais peur. Était-ce un rêve ? Impossible. Ce paysage m'inspirait un cauchemar. Je ne savais pas pourquoi. Ce monde me faisait penser à la saga Le monde de Narnia, où les héros arrivent dans un autre monde magique. Curieuse plus qu'autre chose, j'ouvris ma porte-fenêtre. Je sentis le froid de cet endroit m'envahir. J'ignorai la terrible sensation de froid et avançai dans la forêt. J'eus la sensation que les arbres me fixaient, m'observaient attentivement, et murmuraient à mon passage. Est-ce que la magie existait, pour que j'atterrisse dans un endroit pareil ? Soudain, une silhouette se dessina à la lisière des arbres. Elle était immense. Ses traits se dessinèrent peu à peu. C'était un monstre terrifiant. Il avait de longs bras squelettiques, de grandes jambes velues, et une petite tête sans yeux, juste deux creux à la place. Sa peau était pâle, presque transparente, et il avait de grandes tentacules visqueuses sortant de son dos. Le monstre avançait vers moi, et plus il s'approchait, plus je le trouvais terrifiant et laid. Je fus parcourue d'un terrible sentiment d'effroi lorsque d'autres monstres, exactement similaires, apparurent. Que voulaient-ils ? Allaient-ils m'attaquer ? Je n'osais pas bouger, comme paralysée sur place. L'un des monstres était plus avancé que les autres, que je devinais au « chef » de la b***e. Je comptais six monstres. Monstre Numéro Un m'attaqua. Une de ses tentacules vint me frapper de plein fouet. Je fus éjectée à quelques centimètres du sol avant de m'écraser contre la neige. Je ne cherchais pas à me défendre, contrairement à ce qu'aurait fait n'importe qui. Je relevai la tête vers les monstres. Je voyais flou. J'apercevais vaguement les monstres se rapprocher pour m'attaquer encore. Je pouvais avoir quelques secondes pour m'enfuir. Je me relevai avec difficultés et commençai à courir du mieux que je le pouvais dans la direction opposée des monstres. Je reçus un coup dans le dos et fus aplatie contre la neige. J'espérais de l'aide, un super-héro qui arrive, mais c'était impossible. Comme aide, j'avais de simples arbres gelés. Je regrettai d'être venue ici. « Arrêtez, suppliai-je » Comme réponse, j'eus des rires diaboliques, et de nouvelles attaques. Je secouai la tête pour reprendre mes esprits, complètement sonnée et bouleversée. « Regardez-la, personne ne la défend dans ce collège tellement qu'elle ne vaut rien, dit une fille de la b***e en riant. » Les autres élèves, autour, ne faisaient rien pour m'aider, comme une forêt, juste le murmure du vent. Et ces monstres, ce groupe d'amis, qui me faisaient subir la même chose chaque jour, riaient aux éclats.
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