Le climat semblait délétère dans la communauté. Dominique lui confia qu’elle ne passerait pas un nouvel hiver. Elle ne se retrouvait plus dans le collectif. La générosité et la confiance n’étaient plus au rendez-vous. Ils avaient tout mutualisé : la voiture, la maison, l’argent. Mais ce dernier manquait. D’inévitables jalousies enrayaient le quotidien. Il suffisait qu’un membre ait obtenu une rentrée d’argent familial ou quelque avantage et ne le partage pas, pour que Maurizio embraye sur la politique, la charte, les obligations librement consenties. Les projets ne fonctionnaient pas vraiment. Le jardin avait été catastrophique. Sécheresse, défaut de soins, théories agronomiques contradictoires avaient conduit à des récoltes ridicules. L’artisanat subissait le contrecoup du manque d’argent


