Pour se repérer…Au Carrefour des brumes, de toutes les brumes, la brume naissante du petit matin comme le brouillard opaque et dense des plaines de Flandre, jusqu’à la brume verte et acide des gaz asphyxiants… 1914-1918 : quatre années d’angoisse, teintées de folles espérances, qui vont amener le petit monde de la Grande Ferme d’Esquerchin près de Douai à connaître des moments pathétiques. Bousculées dans leur vie quotidienne et contrariées dans leur vie affective, Charlotte Baes, au caractère bien trempé, et sa sœur Marie parviendront-elles à vivre ou survivre à deux pas de la crête de Vimy, dans ce Nord las d’être occupé à chaque guerre ? Pouvait-on lire sur la quatrième de couverture de Au Carrefour des brumes dont Vite, en finir avec la guerre 14 nous conte la suite.
Pour ce qui est de la famille BAES, quelques précisions utiles :
Les parents : Henri Baes (agriculteur à la Grande Ferme, maire de son village Esquerchin) et Claire son épouse (née Chrétien).
Leur six filles :
– Berthe, l’aînée, épouse de Raoul Capron, maman de Pierre et Louis (et aussi d’une petite Marie-Thérèse décédée au tout début de la guerre). Ils demeurent à Hénin-Liétard.
– Marie, jeune veuve du Docteur Charles Delèque, décédé juste après l’armistice de 1918, maman d’une petite Thérèse décédée en même temps que sa cousine au début de la guerre.
– Charlotte, épouse du Docteur Julien Vanbergue, rencontré à Berck où était hospitalisé son neveu Pierre pour un mal de Pott (tuberculose des os), maman d’un petit Paul décédé fin 1918.
– Laure et Marthe, les jumelles.
– Louise, la petite dernière…
NB : un petit garçon était né aussi mais est décédé avant-guerre d’une toxicose (gastro-entérite aiguë). Le grand-père Baes, père de M. Henri, las des misères de ce monde, a rendu l’âme à 91 ans pendant la guerre. La grand-tante Sidonie, pour sa part, vit toujours à Paris et les oncles et tantes (Victor, Clarisse, etc.) continuent, cahin-caha, de participer à la vie familiale.
Le personnel de la maison : Maria, la vieille bonne et sa fille Léonie, Bobo le jeune handicapé recueilli à la ferme, Nonosse le vieux chien de la maison.
Les proches : Jules le garde-champêtre, le Docteur Bridoux et M. le Curé, en particulier.
Autre personnage important : le château de la petite-fille de la Comtesse de Ségur mais qui brûla en 1915 (certes, pour sauver M. Henri pris en otage par l’occupant).