Pendant ce temps, la place des Récollets, le Cours, la place des Carmes, la Grande Rue et celle de Notre-Dame-de-l’Esplanade, sont envahis par des hommes, les uns armés de fusils, les autres de fourches et de sabres : tout est sorti, hommes et armes, de la maison de Froment, qui domine le quartier de Nîmes appelé les Calquières et s’ouvre sur les remparts et sur les tours des Dominicains. Les trois chefs de l’insurrection, Froment, Folacher et Descombiez, s’emparent de ces tours, qui font partie de l’ancien château ; de là les catholiques peuvent diriger le feu sur tout le quai de Calquières et sur le perron de la salle de spectacle ; et dans le cas où leur mouvement n’aurait pas dans la ville toute l’étendue et toute la spontanéité qu’ils en attendent, il est facile à eux de se maintenir


