On comprend que de pareilles agressions devaient bientôt aigrir des esprits déjà si disposés à faire des haines neuves de leurs vieilles haines : d’ailleurs bientôt les catholiques ne se bornèrent plus à des délibérations et à des pamphlets. Froment, qui s’était fait nommer receveur du chapitre et capitaine d’une des compagnies catholiques, voulut assister à l’installation de la municipalité avec sa compagnie armée de fourches, malgré la défense expresse du colonel de la légion. Ces fourches étaient une arme terrible : le dos formait une scie, et on les avait fabriquées exprès pour les catholiques de Nîmes, d’Uzès et d’Alais. Mais Froment et sa compagnie ne tinrent aucun compte de cette défense. Cette désobéissance causa une grande rumeur parmi les protestants, qui devinèrent les dispositi


