Quant au Genevois Jean-Louis, il avait eu le bonheur, pendant la double lutte que nous venons de raconter, de se glisser inaperçu jusqu’à une fenêtre qu’il avait ouverte et de laquelle il avait sauté dans la rue, de sorte qu’ayant pu tourner tout de suite à l’angle de la maison, il avait disparu comme une ombre aux yeux des archers et des soldats qui gardaient la porte. Il erra longtemps de rues en rues et de carrefours en carrefours ; et le hasard l’ayant conduit du côté de la Poissonnière, il aperçut contre une borne un mendiant qui dormait. Il éveilla aussitôt cet homme, et lui proposa de changer d’habits avec lui. Comme ses vêtements étaient neufs et que ce mendiant, au contraire, était couvert de haillons, celui-ci crut qu’il se moquait de lui ; mais comme Jean-Louis insistait, il vit


