Prologue

358 Mots
PrologueLe mercenaire avançait d’un pas rapide et déterminé dans les couloirs. Les soldats qu’il croisait s’empressaient de s’écarter pour lui laisser le passage. Il ne leur accorda pas le moindre regard. Le mercenaire arriva devant une porte, toqua et entra sans attendre d’autorisation, puis s’arrêta dans une grande salle, au garde-à-vous. Des écrans bleutés recouvraient les murs, à la manière d’une tapisserie mouvante. On pouvait reconnaître les couloirs d’un collège, des salles de classe, un dojo, l’entrée de diverses maisons… certains lieux étaient identifiables à Hartaine : l’entrée du Palais du Crépuscule était filmée, tout comme la salle d’entraînement, ou encore le couloir menant aux chambres des Apprentis. Sur d’autres écrans, on voyait nettement les pièces d’une maison : un hall d’entrée, un bureau, un salon, une salle à manger, et une cuisine. C’était sur cette dernière pièce qu’un homme, se tenant debout, dos tourné au mercenaire, avait rivé son attention. On pouvait discerner à l’écran une famille, à table. Une femme aux longs cheveux noirs mangeait avec son mari, grand et blond, ainsi qu’avec deux fillettes. La plus jeune devait être âgée de onze ans tout au plus, elle possédait une tignasse couleur ébène. La seconde fillette était d’un an son aînée. Elle avait des cheveux châtain ondulés, un corps mince et musclé, des yeux violets. Le regard de l’homme était braqué sur elle. Le mercenaire prit la parole : – Vous m’avez demandé, Chef ? Le chef se désintéressa un instant des écrans, et se retourna. – Effectivement, lâcha-t-il. L’un des hommes que j’ai envoyé espionner m’a fait un compte-rendu inquiétant : apparemment, quelqu’un compte s’en prendre à la petite. Je veux que tu enquêtes de ton côté, que tu trouves celui qui sera chargé de faire ça, ainsi que son commanditaire. Et que tu me les ramènes tous les deux. Vivants, si possible. Je te laisse carte blanche. – Et la fillette, Chef ? L’homme fit glisser son regard jusqu’à l’écran. Il resta songeur quelques secondes, observant la petite famille, qui discutait tranquillement autour de la table. – On va la laisser pour l’instant, finit-il par répondre. Je m’en chargerai le moment venu. Le mercenaire hocha la tête en silence. – Je compte sur toi, poursuivit le chef. Je te conseille de faire un travail de qualité, comme d’habitude. – À vos ordres, Chef. L’homme lui fit signe de rompre, le mercenaire tourna les talons et sortit de la pièce aussi vite qu’il était entré.
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