Un mois après l’émission, les choses avaient repris leur train ordinaire au Grand-Crédit. M. le président confiait à ses amis qu’il étudiait une affaire nouvelle, un projet de canal qui traverserait la France, mettrait la Méditerranée en communication avec l’Océan. Il en parlait mystérieusement, à mots couverts, comme d’une entreprise sûre et lucrative, qui exigeait néanmoins des recherches, une grande circonspection, car des établissements rivaux songeaient à une entreprise analogue. Il entretenait ainsi le dévouement et les espérances de ses associés. Quant à Rocroix, indépendamment des soucis que lui créaient ses affaires personnelles, il était absorbé par les intérêts de la Compagnie qu’il dirigeait. La période des mesures financières étant close, on était entré dans la période prépar


