XVII Tout l’été, pendant l’absence des maîtres, l’hôtel Thélinge restait calme. Il ne reprenait un peu de mouvement et de vie que lorsque Thélinge, appelé fréquemment à Paris par ses affaires, y prolongeait son séjour au-delà d’une journée. Alors, le fidèle Larrigue venait l’y rejoindre, ouvrait les appartements du premier étage, tandis que la femme du portier s’installait à la cuisine. À eux deux, ils suffisaient au service de monsieur. Puis, Thélinge parti, l’hôtel retombait dans sa solitude et dans son silence. Ce soir-là, aux approches de sept heures, dans le sous-sol, les fourneaux étaient allumés ; dans la somptueuse salle à manger, Larrigue achevait de mettre le couvert, sous la clarté joyeuse de la lampe suspendue au plafond, et donnait un dernier coup d’œil aux apprêts du dîner.


