CHANT XXIII « Tu ne dois regarder ni cette gale sèche qui décolore ainsi ma peau, me disait-il, ni ce reste de chair qui traîne encor sur moi ; mais parle-moi de toi ; dis-moi qui sont aussi ces deux ombres là-bas, qui te font compagnie ; et ne t’éloigne pas sans m’avoir tout conté ! » « Ta face, que ta mort m’avait tant fait pleurer, me cause maintenant presque autant de chagrin, lui répondis-je alors, à la voir si tordue. Dis, pour l’amour de Dieu, qui te l’effeuille ainsi ? Dissipe ma surprise avant que je ne parle, car on s’explique mal, si l’esprit est ailleurs. » « Le vouloir éternel, me dit-il, a placé dans l’arbre et dans les eaux qui restent en arrière une vertu qui fait que je m’étire ainsi. Toutes ces ombres-ci, qui chantent en pleurant pour avoir t


