XXDans la journée du lendemain, le chargement des mules se poursuivit, sous la surveillance de Corpano et de don Manuel. Les peones, ayant reçu la promesse d’une opulente rémunération, travaillaient avec entrain. Dona Hermosa venait d’ailleurs les activer, en répétant : – Plus vite nous irons, moins nous aurons de chance d’être attaqués en route. Rosario, prétextant la fatigue, demeurait presque constamment sous la tente. Elle craignait de se rencontrer à nouveau seule à seul avec le jeune Ferrago, à qui elle témoignait une froideur plus accentuée encore qu’auparavant, depuis l’incident de la veille... Puis aussi, elle éprouvait plus que jamais une singulière sensation d’angoisse, presque de détresse, absolument comme si elle se fût trouvée seule ici au milieu d’ennemis. Cependant, ell


