XLa maison louée par Carpano pour servir d’asile à dona Hermosa et à Rosario était un vieux pavillon du temps de Louis XIII, fort délabré, qu’entourait un jardin retourné à l’état sauvage. Le propriétaire ayant des prétentions exagérées, gardait pour compte ce logis depuis plusieurs années. Aussi accueillit-il avec satisfaction l’offre de cet étranger qui, disait-il, voulait pour sa femme et sa fille malade une demeure dans une rue paisible comme celle-ci, où l’herbe poussait tout à son aise. Un mobilier succinct avait été apporté. Puis, une dizaine de jours plus tard, le nouveau locataire était arrivé en voiture, avec dona Hermosa et Rosario. Après les avoir installées, il avait regagné la chambre meublée retenue par lui rue des Saints-Pères – car depuis près de dix-huit mois que la comt


