Dans l'école : sophie est assise entrain d'écouter de la musique, Vanessa vient lui parler.
Vanessa : je veux que tu invites le sac à graisse chez nous.
sophie :pourquoi faire ?
Vanessa : parce que je te l'ordonne.
sophie : tu veux l'humilier c'est ça.
Vanessa : c'est exactement ça . je le veux chez nous ce week-end.
sophie : si je refuse.
Vanessa : tu sais bien que je suis la préférée de nos parents. si tu ne fais pas ce que je te demande tu vas le regretter ça tu peux en être sûre.
Dans la cour : deborah se promène, dana la rejoint.
dana : salut deborah tu n'aurais pas vu ruben et lisa par hasard ?
deborah : non quelque chose est-il arriver ?
dana : c'est juste qu'ils ne sont pas dans leur classe respective.
Au marché : Hélène et sa voisine discutent.
voisine : tu est allée à l'école comme je te l'ai conseillé ?
Hélène : ça n'a rien donné. Frank m'a suggéré de mettre rody dans une école spécialisée.
voisine : je suis désolé Hélène. je pense qu'il a raison. là-bas au moins personne ne se moquera de lui.
Hélène : rody sera très déprimé,il va se sentir délaissé. je ne veux pas de ça pour mon fils. non pas ça (pleure)
voisine : c'est le mieux qu'on puisse faire pour lui malheureusement.
Hélène : qu'ai-je fais pour que mon fils souffre autant j'aimerais tant être à sa place (pleure)
voisine : calme- toi Hélène ça va aller. quand tu vas rentrer essaye de lui parler dans le calme.
Hélène : j'essayerai.
A l'école : dans la salle, dana fait son entrée. elle vient parler à rody.
dana : rody rentrons
lévi (au fond de la classe) : rody t'es sûr que vous êtes de la même famille ? tous les autres membres sont minces avec des corps de mannequins mais regarde toi tu es l'intrus de la b***e. tu ne serais pas un enfant adopté par hasard.
dana : de quoi tu te mêles toi. rody est de ma famille c'est mon frère.
Vanessa : ne sors pas tes griffes la râleuse ce n'est qu'un constat fait. rody ne ressemble à aucun de vous.
sam:il a peut-être été abandonné par ses parents et ta mère par pitié l'a accueilli.
dana : ferme la toi. baliverne tous ce que vous dites est faux.
Vanessa : pourquoi te fâches- tu alors si ce sont des cracs.
sam : il y a donc une part de vérité dans ce qu'on dit.
dana : n'importe quoi. rody dis quelque chose bon sang.
rody : allons nous en. (les deux s'en vont)
lévi : vas te renseigner tes vrais parents te recherchent peut-être.
Vanessa : dépêche- toi avant qu'il ne soit trop tard sac à m***e (rit aux éclats) .
Dans la maison de Hélène(nuit) : dana et rody entrent.
dana : ne fais pas attention à ce qu'ils disent.
rody : ils ont raison je ne ressemble à aucun d'entre vous.
dana : qu'est-ce que ça peut faire. on est de la même famille c'est ce qui compte.
rody : je me sens très different. vous êtes tous très beau, très fine moi par contre je suis moche gros et gras.
dana : ne dis pas de bêtise tu es beau.
rody : beau ? en quoi je suis beau ? tu dis ça parce que je suis ton frère pour ne pas me blesser. si on était pas parenté je suis sûr que toi aussi tu te moquerais de moi.
dana : c'est complètement faux.
rody : tout le monde se moque de moi il suffit juste qu'il me voit pour qu'il se mette à rire.
dana : ne prête pas attention à eux. ce sont des idiots.
rody : tu ne peux pas comprendre. toi tu n'es pas un sac à graisse comme moi.
dana : ne dis pas n'importe quoi.
rody : tu ne peux pas comprendre (s'en va ,Hélène entre).
Hélène : que se passe t-il ?
dana : les camarades de classe de rody se sont encore moqués de lui.
je crois qu'il est à bout de force.
Hélène : mon pauvre fils que puis- je faire pour t'aider ?
dana : il doit juste être plus fort.
Hélène : tu ne peux pas comprendre ce qu'il ressent.
dana : bien sûr que si.
Hélène : je vais l'inscrire dans une école spécialisée.
dana : tu crois que c'est ce qu'il lui faut ?
Hélène : je n'ai pas vraiment le choix.
dana : ça serait le condamné maman ne fait pas ça.
Hélène : tu veux que je le laisse continuer à être là la risée de tout le monde (pleure). c'est mon fils je veux qu'il soit comme tous les enfants de son âge. je veux voir le sourire sur son visage chaque jour et non de la tristesse que je ne cesse de voir. tu comprends ?
dana : évidemment que je comprends c'est mon frère. je veux tout ce qu'il y a de bon pour lui mais l'envoyer dans cette école confirmera tout ce que les autres disent.
Hélène : au moins il n n'y aura plus de moquerie.
dana : mais.
Hélène : ça suffit. où sont ruben et lisa ?
dana : je l'ignore.
Hélène : comment ça tu l'ignores ?
dana : je ne les ai pas vu à l'école je ne sais pas où ils sont.
Hélène : sacré ruben où a-t-il bien pu emmener lisa ?
le lendemain matin dans la maison de Hélène : Hélène se réveille dans sa chambre et va au salon, elle trouve ruben et lisa couchés sur le canapé.
Hélène (les bouscule) : ruben, lisa, ruben.
ruben (se réveille) : laisse- moi dormir.
lisa (se réveille et voit Hélène) : réveille- toi c'est maman.
ruben (sursaute): maman ?
Hélène : où est-ce que vous étiez ? je vous préviens je veux la vérité.
lisa je t'écoute.
lisa: tu veux vraiment la vérité ? prépare- toi ça ne va pas te plaire. on s'est rendu chez la prof de rody pour lui donner une bonne leçon à cause de ce qu'elle a dit à rody.
Hélène : qu'a-t-elle dit ?
ruben : elle a osé traiter rody d'obese cette pimbeche.
Hélène : qu'avez-vous fait ?
ruben : elle va passer deux semaines sans se regarder dans le miroir.
Hélène : qu'est-ce que ça signifie ?
lisa: on a changé sa lotion corporelle contre une mixture qu'on a fait spécialement pour elle.
Hélène : vous l'avez empoisonné ?
lisa: non pas du tout.
ruben :et même si c'était le cas une irritation de la peau c'est rien comparé à ce notre rody endure chaque jour.
Hélène : ruben ça va pas la tête qu'est-ce qui t'as pris de faire une chose pareille ? et d'entraîner lisa.
ruben : elle s'est portée volontaire désormais elle appartient au club des défenseurs de rody.
Hélène (hausse le ton) : ruben.
ruben : je te le dis maman toute personne qui fera souffrir rody je le ferai souffrir cent fois plus.
A l'école : dans la salle de classe ; les élèves discutent entre entre eux frank le surveillant entre.
frank : bonjour à tous.
lévi : qu'est-ce que tu nous apporte comme bonne nouvelle ?
Vanessa :aucune bonne nouvelle ne peut sortir de sa bouche.
sam : sûrement des conneries.
frank : puisque vous avez fini et bien je vous annonce que Marianne ne sera pas là de la semaine.
deborah : qu'est-ce qu'elle a ?
frank : une irritation de la peau(s'en va, alex le cousin de lévi entre )
Alex : c'est bizarre que deux de nos professeurs tombent malade au même moment.
lévi : Alex mon pote vient dans mes bras (les deux se câlinent,Vanessa et sam le câlinent aussi) .
deborah : voyez-vous ça un autre imbécile snobinard nous fait le plaisir de sa présence idiote.
Alex : à mon avis ça a un rapport avec notre mammouth puisque la maman poule nous fait le plaisir de sa voix horrible ( les élèves rient).
Vanessa : sûrement
lévi : tu l'as dit mon cousin.
Alex (s'adresse à rody) eh le mammouth qu'est-ce que tu as fais à nos professeurs ? tu les a jeté un sort ? tu as supplié le dieu des graisses (tout le monde rit)
sam : en Égypte il serait le dieu de la graisse.
Vanessa (se prosterne devant rody) oh vénérable dieu de la graisse je vous supplie de me rendre gras aussi gras que possible (rody pleure)
Alex :il a exaucé ta prière regarde comme la graisse coule de ses yeux.
deborah : arrêtez.
Alex : qui t'as sonné toi espèce de cruche reste bien à ta place et ne nous emmerde pas.
sam : deborah soit gentille débarrasse le plancher.
lévi : ta présence nous insupporte. du balai (deborah s'en va rody également).
Alex : enfin un peu d'air frais.
lévi : c'est même ça.
Alex : il va falloir qu'on fasse le grand nettoyage de printemps de fond en comble.
lévi : on le fera t'inquiète.
Alex : on va commencer par le mammouth.
sam : qu'en est-il de sa famille ?
Alex : il suffit de tuer un oiseau pour que les autres prennent la fuite.
sam : si tu le dis.
Devant le portail de l'école : rody marche en pleurant, deborah est derrière lui.
Deborah : jusqu'à quand tu vas te laisser faire?
rody :tu ne peux pas comprendre.
deborah : naturellement que je ne comprends pas comment on peut être si lâche et laisser les autres te marcher dessus.
rody : je
deborah : ne viens pas me raconter que c'est parce que tu es obèse ça serait vraiment une excuse bidon.
rody : tu ne sais pas à quel point c'est difficile pour moi de vivre.
deborah : être gros ne signifie pas qu'on est inutile c'est juste la forme qu'on t'a donné n'utilise pas ça comme une faiblesse. tu vaux mieux qu'eux et tu peux le prouver.
rody : comment ?
deborah : tu as un cerveau non ? utilise ton cerveau et montre les de quoi tu es capable. Eux ils ont l'argent nous on a cerveau.
rody : mon cerveau est rempli de graisse ça m'empêche de réfléchir.
deborah : que dis- tu là ? tu es intelligent.
rody (rit) : ne me flatte pas je suis un sac à graisse dépourvu de tout ce qu'il y a de bon dans la vie.
deborah : ne laisse pas le point de vue des autres prendre le dessus sur toi. ce que les autres pensent de toi n'est pas important ce qui importe c'est ce que toi-même tu penses de toi car c'est ça qui te définit .
rody : si seulement tu étais à ma place tu ne dirais pas tout ça (s'en va).
deborah : si j'étais comme toi je les écraserais tous.
Dans la maison de Hélène : rody entre en pleurant, ruben et lisa qui déjeunent le voient et le suivent dans la chambre.
ruben : ils se sont encore moqués de toi c'est ça et tu n'as rien fait pour te défendre.
lisa: arrête il a déjà eu sa dose.
ruben : je ne crois pas non il peut encore encaisser juste un peu pour qu'il comprenne qu'il n'est qu'une poule mouillée, une pédale,une lopette.
lisa: ça suffit ruben tu veux le faire pleurer ?
ruben : non je veux qu'il devienne un homme un vrai et pas la moviette que j'ai devant mes yeux. comme je le dis toujours avec moi c'est œil pour œil et dent pour dent désormais ça sera ta devise. tu apprendras à rendre coup pour coup peu importe qui te les envoie pas de pitié, pas de coeur.