58 Cabinet du docteur Blöhm. 11 h 17. Dix-huitième séance. La vérité avait jailli comme un éclair dans les ténèbres. Le patient et son double, comme le reflet d’une seule et même personne. Matthias Blöhm reprit ses notes. Page après page, l’évidence s’était fait jour. Le patient n’avait jamais été seul dans la cage de verre. Longtemps occultée, la présence de cette seconde et singulière personne s’était peu à peu révélée des débris de sa mémoire. Pour le psychanalyste, cependant, l’information principale ne résidait pas dans ce fait. Depuis le début de la thérapie, son objectif était ailleurs, centré sur un objet bien précis. Résolu à y voir clair, il insista. — L’homme est-il toujours là ? — Non. Il s’est éloigné. Il a dit qu’il allait revenir, mais je ne le vois plus. Je suis seul à


