XXIV Vendredi 15 juin, midi. Plage de Kerminihy. Depuis un couple d’heures, la jeune femme exposait son corps au soleil dans la partie naturiste de la plage, à une centaine de mètres du blockhaus qui jouxte l’entrée de la rivière d’Étel. Un temps rêvé pour la bronzette, pensait-elle, alors que, ne trouvant rien de mieux à faire, elle se livrait à une observation critique des corps allongés sur le sable. Elle se tourna vers sa proche voisine qui, à ses côtés, dormait sur le ventre, et sourit à la vue des fesses qui se soulevaient régulièrement au rythme de la respiration de la belle dormeuse. Elle contempla avec envie le hâle irréprochable de son amie : à point celui-là ! À son grand dam, malgré un usage acharné de produits derniers cris, elle peinait à obtenir une peau légèrement ocrée.


