XXV Vendredi 15 juin, 16 heures. Domicile de Nathalie Bramant, villa L’Éolienne. Nathalie Bramant, le visage décomposé, demeurait pétrifiée sur sa chaise ; un léger tremblement agitait ses lèvres. Quelques minutes plus tôt, Colombel lui avait appris la mort de Julien Daquer. — Je craignais qu’il ne lui arrive quelque chose de grave… mais sa mort… non, c’est trop affreux… il ne mérite pas ça… nous ne méritons pas ça… — Vous craigniez qu’il ne lui arrive quelque chose ? Que redoutiez-vous ? demanda doucement Colombel. Nathalie ne put répondre. Un flot de larmes la submergea. La tête entre les mains, elle fut secouée de longs sanglots. Colombel, mal à l’aise, regardait la jeune femme dévastée par le chagrin. De toutes ses responsabilités de policier, celle qu’il exécrait le plus était de


