19 heures. Voilà, c’était fait. Alors qu’au volant de son coupé 407 il rentrait à son domicile, Nathalie l’avait averti qu’elle détenait les 15 000 euros. Julien Daquer se sentait les nerfs à vif et la touffeur de l’atmosphère n’arrangeait rien. Encore une journée blanche question affaires ; comme hier, où les acheteurs potentiels de la longère sur lesquels il avait malgré tout fondé un petit espoir avaient renâclé sur le prix demandé. Ils rappelleraient « plus tard », et Julien savait d’avance que ce plus tard était synonyme de jamais. Mais surtout, il appréhendait la soirée et ce qui allait advenir. Nathalie lui avait donné rendez-vous à vingt-trois heures trente à la sortie de Plouhinec. Cette expédition nocturne ne lui disait rien qui vaille. Il aurait voulu revenir en arrière, arrête


