Vendredi 8 juin, 11 h 30. Nathalie arrêta sa voiture à l’endroit précis où Julien s’était lui-même immobilisé, la nuit dernière. Elle ne reconnaissait rien de ce sous-bois foisonnant de fougères et d’ajoncs, où le soleil tentait de redonner un peu de vie après la tempête de la nuit. À la suite de leur expédition nocturne, ils étaient rentrés, épuisés, chacun de leur côté, sans f***********r, et Nathalie avait encore subi les affres d’une nuit blanche. Ce matin, Georges s’était absenté, et elle avait pris sa Cooper pour retourner dans la pinède de Kerabus, car elle voulait absolument savoir si la sacoche contenant les 15 000 euros avait disparu. Nathalie referma sa portière, dont le claquement sec troua le silence. Un grand frisson courut entre ses épaules. L’absence de tout bruit rendait


