Chapitre 7.

1004 Mots
- Il... Il est... Il est parti, maman. Il est parti. Si Julia avait tenue tête à son mari en sa présence c'était tout le contraire lorsqu'il était parti. Elle a versé toutes les larmes de son corps. Celle-ci pleurait parce-qu'il était parti juste au moment où elle avait grandement besoin de lui. De sa présence. De sa soutien. De son support. Oui. Dimitri François était parti de la maison. C'était comme une bombe en pleine figure pour elle. Un choc brutal. Cela l'inquiétait beaucoup. Le pire, c'est qu'elle devait prendre soin de son fils au milieu de cette séparation. Est-ce qu'elle pourra tout gérer toute seule ? Voilà la question qui tourmentait son esprit. - Ma fille, calme-toi ! Julia se sentait abattue. Elle avait besoin de parler à quelqu'un en toute franchise, de s'exprimer sans avoir à masquer ses émotions. Et c'était sa mère qu'elle avait téléphoné après le départ de son mari. - Que vais-je devenir, maman ? J'ai tellement mal. Je me sens impuissante face à tout ça. - Ce n'est pas la fin ma chérie. Ce n'est que le commencement d'un autre chapitre de ta vie. Un chapitre que Dimitri n'en fait malheureusement pas parti et tu dois pouvoir l'accepter. Pour toute réponse, Julia donna libre cours à ses pleurs. Sa mère continua en ces mots : - Je m'inquiète uniquement en te sachant seule chez toi avec Nathan. S'il t'arrive quelque chose en pleine nuit par exemple j'ignore comment tu te débrouilleras. Écoute moi Djoule. Tu vas devoir être forte pour toi-même, pour ton fils et pour ce bébé. Oui, sois forte ma fille. C'est l'adversité qui frappe à ta porte. Tu dois pouvoir tout gérer. L'horizon s'assombrit et les difficultés paraissent énormes, élève-toi donc à un autre niveau. Fais ressortir le meilleur de cette situation mise sur ton chemin. Je veux surtout que tu saches que le temps n'est pas à la mollesse mais à l'intrépidité. Du revers de la main, Julia s'essuya les yeux. Elle ne s'attendait pas à ce grand discours de sa mère. Cela ne l'étonnait nullement puisque sa mère était une battante. Une femme blessée par la vie qui se permet de sourire tous les jours. Une femme paraplégique qui la soutenait toujours dans toutes les difficultés de sa vie. - Merci, maman. - Je t'en prie ma chérie. Repose-toi ! Tu iras travailler demain Dieu voulant, non ? - Oui, j'irai. - Mes salutations à mon petit-fils. Prends soin de toi ma fille. - Je le ferai. Je t'embrasse. Le lendemain matin. Julia était totalement dans les nuages. Elle se peinait à croire ce qui était en train de lui arriver. Elle n'avait plus de vie conjugale à présent. Elle n'avait que la solitude pour conjoint. Se réveiller seule dans son lit tous les matins. Voilà le sort qui l'attendait ! Elle lui avait tout donné pour ensuite recevoir ce comportement froid et égoïste de sa part. Ce qui était douloureux dans tout ça, c'était que la veille, Nathan était venu la voir dans sa chambre pour avoir une confirmation que son père avait bel et bien quitté la maison et ensuite lui confier qu'il attend impatiemment ce bébé. Si son père était parti alors lui, il veut donner tout son amour à son petit frère ou sa petite sœur. Julia se demandait à tout bout de champ si ce garçon était vraiment son fils. Il ne cessait de l'étonner continuellement. Malgré son manque d'intérêt pour les choses, elle s'était armée de force et de courage à se battre seule dans toute cette histoire pour elle-même, pour son fils et pour le bébé qu'elle portait. Son petit frère lui téléphona au cours de la journée. Ayant appris sa situation par l'entremise de leur mère, il lui vint en en aide. Celle-ci accepta volontiers. Jérémy Raphaël, homme de lettres, rédacteur en chef d'un Journal très réputé du pays pouvait se déconnecter du monde quand ça lui plaisait. Mais il se manifestait toujours quand quelque chose n'allait pas chez les siens. Étant donné qu'il n'était pas marié, il séjournerait chez Julia le temps pour elle de trouver un équilibre entre les choses. Cette aide fit un grand bien à Julia. Dans les jours qui suivirent, Jérémy avait pris le soin d'emmener Nathan à l'école et de passer le prendre par la suite. Les choses allaient un peu mieux. Mais pourtant cette dernière n'était toujours pas heureuse. Il y avait cette douleur insupportable dans son cœur. Elle s'efforça de se nourrir pour le bien-être de son bébé mais en vrai l'appétit lui manquait. Le simple fait de l'appeler Mme François à son lieu de travail ne lui permettait pas d'oublier le cauchemar qu'elle vivait. Pourra-t-elle pardonner cet homme un jour ? Elle le voulait mais n'en était pas très certaine. Jusqu'à présent, celle-ci n'avait pas de difficulté financière car à son grand étonnement, Dimitri avait payé l'écolage de leur fils. Il ne lui avait pas remis l'argent mais l'avait versé directement au compte bancaire de l'établissement. Avec son salaire Julia pouvait donc se débrouiller pour la ration alimentaire de sa maison et cautionner les autres dépenses. Sa collègue India, une fois informée du départ de son mari, lui avait toutefois proposé d'ouvrir un business afin de ne pas dépendre financièrement sous aucun prétexte de Dimitri. Au cas où il ne voudrait plus assurer l'écolage de son fils pour qu'elle ne se retrouve pas dans le pétrin. Elle trouva l'idée géniale mais ne pouvait pas la mettre à exécution pour l'instant. Entre la gestion de sa maison, de son travail, et de sa grossesse risquée, elle pouvait à peine respirer. Tout lui fatiguait. Il est vrai que son frère était à ses côtés mais elle ne pouvait rien l'exiger. Il faisait de son mieux pour la supporter. Il faisait parfois le ménage, la cuisine même quand Julia l'en empêchait. Elle ne voulait surtout pas être un fardeau pour son frère. C'était son foyer après tout et il n'était pas le fautif de sa peine de cœur.
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