XV L’AFFAIRE D’ANTOINE TOULONAmerigo Lecourbe n’avait pas eu de nouvelles de sa sœur depuis plus d’un an maintenant. Sa disparition lui avait paru inquiétante, « pas son genre ! », mais la connaissait-il vraiment ? Il avait attendu, attendu, espérant son retour, puis c’était devenu comme une idée fixe : la retrouver. « Plus de plomb dans la cervelle aussi, ça peut servir ! » Il en avait parlé maintes fois à son père qui, comme à son habitude, avait éludé. Une chose était certaine et il avait été ferme là-dessus : pas question de prévenir la police ! « Elle est assez grande pour savoir ce qu’elle doit faire ! ». Les majeurs ont en effet le droit de disparaître à leur guise. Et les choses étaient restées en l’état. Le jeune homme, à l’époque, n’était pas satisfait des réponses évasives de


