XVI L’AFFAIRE DE GREGOIRE GERAUDLuc Dalban n’avait plus rien découvert d’important sur la disparition de sa mère. Les mois avaient passé et l’enquête piétinait. Le commandant Rosko – toujours émigré en Loire-Atlantique – le tenait régulièrement informé des riens qui meublaient une bonne partie de son emploi du temps : querelles de voisinage, voitures brûlées, menus larcins dans les grandes surfaces, plaintes pour violences conjugales, bagarres en tous genres, essentiellement nocturnes etc. Luc Dalban s’impatienta, sa santé s’en ressentait. D’ordinaire, il était d’un tempérament plutôt gai, tempéré par un pessimisme réaliste, mais cette fois, la déliquescence le guettait, absorbant une bonne partie de son énergie. Il s’était intéressé aux différents caractères issus des groupes sanguins,


