Chapitre 17

2261 Mots
J’étais déchiré. La vie m’arrachait encore un être cher à mes yeux. Celui qui était tout pour moi était déjà dans l’avion pour un autre pays. Je ne savais pour combien de temps il partait. Mais, je savais que pendant très longtemps je n’allais plus le voir. Il était parti comme ça et mon père n’était au courant de rien. Il nous avait vraiment abandonné. On n’avait vraiment plus d’importance à ses yeux. Le départ de mon frère était vraiment difficile pour moi. Je ne savais où mettre la tête à ce moment. mon cœur était comme déchirer en mille morceaux. Au fond de moi, je savais que c'était très bien difficile pour tout le monde. Maintenant, Comme le père de Taylor l’avait dit, la balle était dans leur camp. tout ce que je savais, c'est que mon frère était vraiment sur le bon chemin. quand il reviendra au Cameroun, j'espère que Laura sera toujours là pour voir tout ce qu'il a eu le courage d'entreprendre. il méritait cette réussite il s'était longtemps battu pour cela et je pense que ce n'était que le début d'une nouvelle vie. Nous avions pris le chemin pour la maison quelques instants après leur départ. Anita, son mari, et les parents de Taylor étaient restés pour discuter un moment. Franck : le départ, enfin Monsieur Ella : ils grandissent vraiment vite Franck : je tenais à vous remercier de la confiance que vous avez accordé à ce jeune garçon Monsieur Ella : quand je l’ai vu, j’ai tout de suite senti quelque chose. Il a en lui ce truc de spécial que les autres n’ont pas Franck : vous savez, on les a accueillis il y a longtemps. Et on n’a jamais eu de souci Anita : je me rappelle du jour où une collègue de réunion les avait trouvé. J’avais les larmes aux yeux. Il voulait juste un toit où dormir lui et son petit frère Julie : c’est un battant ce Raphaël J’avais encore plus les larmes aux yeux quand je les entendais parler de lui comme ça. Anita : c’est un garçon vraiment spécial Monsieur Ella : il est une réussite je préfère le dire comme ça Franck : oh que oui son père regrettera amèrement Julie : bon vent à eux Anita : ah oui Après cette vive discussion, nous étions rentrés. Dans la voiture j'étais aussi silencieux qu'une tombe. Je n’avais même pas envie de parler. Pas envie d’entendre un mot de plus. J’étais vide, comme guidé par ma solitude. je regardais juste l'extérieur. Les passants sur la route certains enfants qui était dans l'obligation de faire du commerce. Ça aurait pût être mon frère et moi mais, nous avions eu beaucoup de chance. Cela n’arrive pas mille fois dans la vie. Je pouvais lire la souffrance sur le visage de plusieurs personnes. Pendant ce temps, j'étais dans une voiture. Je ne manquais de rien et toutes ces choses que j’avais m’étaient données par des personnes qui ne portaient même pas mon sang. Anita et son mari discutaient. Ils étaient vraiment heureux. Mon frère les avait donné cette possibilité de ne pas regretter le choix qu'ils avaient fait en nous accueillant chez eux. Durant tout le trajet je n'avais même pas placé un mot dans la conversation. J'étais triste aussi triste qu’à la mort de ma mère. Ce qui était quand même bizarre parce que mon frère n'était pas mort il allait juste dans un autre monde un autre pays où je ne me trouvais pas. Raphaël : tu vas bien ou pas ? Taylor : je n'ai pas très envie de parler Raphaël : tu sais que ça ne va nous mener nulle part. On a un long trajet côte à côte et je pense que le mieux serait vraiment de discuter Taylor : je suis déchiré. C'est vrai, je suis la plus heureuse du monde en faisant ce voyage avec toi mais d'une part il y a toute ma famille ceux qui m'ont toujours tout apporté dans ma vie Raphaël : je comprends très bien moi aussi j'ai très mal d'abord pour mon petit frère qui va se sentir abandonné une troisième fois dans sa vie et aussi pour Anita et Franck Taylor : heureusement que tu es là Raphaël : toi aussi. on va pouvoir gérer cela ne t'en fais pas Taylor : tu penses que ça sera comment ? Raphaël : surprise. Je ne peux même pas imaginer comment ça sera Taylor : hum ça commence à me stresser. Leur fromage un genre là Raphaël : tu sais que tu n’es pas obligé de manger ça Taylor : j’espère qu’il y aura toujours notre bouffe Raphaël : on a vendu l’enfant ci avec la nourriture Taylor : c’est toi qui dis ça ? Raphaël : moi je mange avec modération Taylor : et moi ? Raphaël : toi, tu es tout simplement gourmande Ils rigolèrent. Leur discussion laissait place au sourire. Ça leur permettait de s’évader et d’oublier la tristesse qu’ils avaient vécu. Quelques heures après, ils avaient mangés. Ils avaient d’ailleurs trouvé cela délicieux. De notre côté, on n’avait pas réussi à dormir. On attendait juste leur arrivée. Après avoir mangé, il s'était endormi ainsi que Taylor. Il n’avait pas dormi grand-chose. à son réveil, Taylor dormait encore. On peut dire qu’elle était vraiment fatiguée. Une heure après celle-ci s’était aussi réveillée. Ils avaient continué à discuter de tout et de rien. Surtout, ils se posaient des questions de savoir comment ça allait être et ça, ils n'allaitent pas tarder à le savoir. Quelques heures après, ils étaient enfin à destination. Leur avion était sur le sol français. Le jour de leur arrivée n’était pas le meilleur. il pleuvait malheureusement pour eux. Tout de suite ils avaient récupéré leur bagage. Le père de Taylor avait une connaissance qui les avait aidé. Ils avaient atterri dans la ville de Bordeaux. Cette grande ville aux immeubles anciens aux routes et trottoirs presque identiques. Une grande ville qui ne laissait place qu’à du monde. Au business, au commerce, aux études et j'en passe. Ils étaient complètement perdus. Heureusement l'appartement dans lequel il devait rester n'était pas très loin de leur établissement. Il restait dans le même immeuble que Taylor. Mais leur chambre étudiante était dans des étages différents. À leur arrivée, ils avaient tout de suite cherchez comment nous joindre. Taylor avait de l'argent en espèces que son père lui avait donné. Ils avaient cherché un opérateur mobile elle avait vite acheté une carte et avait contacté ses parents. Mon frère profita pour nous joindre à son tour. Nous étions heureux de savoir que le voyage s’était bien déroulé. Je me souviens qu’il avait vite coupé l’appel parce qu'il ne savait pas à combien cela allait lui revenir. Dans la journée même, ils étaient partis pour visiter leur nouvel établissement. Raphaël : la carte GPS nous dit de passer par là Taylor : moi je crois qu'on va se perdre toutes les rues se ressemblent Raphaël : mais non ça va bien se passer Ils avaient suivi la carte map et en quelques minutes ils étaient devant leur établissement. Taylor : attends je suis trop choquée. Genre, c'est notre établissement ça ? se questionnait elle Raphaël : waouh c'est époustouflant Taylor : j'ai juste envie d'entrer immédiatement Raphaël : c'est magnifique c'est immense c'est tellement beau Taylor : tu penses qu'on peut entrer pour visiter ? Raphaël : oui je crois quand même Ils étaient partis à l’accueil de l’établissement. Ils avaient quand même pris le dossier qui prouve leur inscription qu'ils avaient dû finaliser sur le site internet de l'établissement. La dame de l'accueil leur avait dit qu'il pouvait visiter les locaux sans toutefois essayer d'entrer dans les amphithéâtres et les laboratoires. Ils étaient tellement heureux ils avaient mis tellement de temps à visiter tellement c'était grand. Après la visite ils étaient partis dans un supermarché qui était assez proche. Ils avaient acheté quelques petits trucs à manger le temps de pouvoir se fournir une grande quantité de nourriture pour tenir le mois. Au supermarché ils avaient payé en espèces et avaient été obligé de se coltiner leurs courses dans des sacs. Ils avaient croisé une dame âgée sur le chemin qui avait de la peine pour eux en les voyant avec ses gros sacs. Dame âgée : Bonjour Ils étaient d’abord surpris. Ils se posaient la question de savoir pourquoi cette grand-mère leur disait Bonjour. Inter Taylor s’était demandée si c’était une sorcière Raphaël : Bonjour Madame Dame âgée : vous n'avez pas trouvé un sac caddie pour pouvoir tirer vos courses ? Raphaël : c'est juste qu'on vient d'arriver on ne sait pas encore grand-chose Dame âgée : Ah d’accord c'est juste que j'ai eu de la peine en vous voyant avec ses sacs Taylor : Oh c’est gentil Dame âgée : passez une bonne journée au revoir Ils lui avaient aussi dit au revoir. Ils avaient continué leur chemin. Raphaël : donc c’est toi qui a whitease (imiter l’accent des occidentaux) comme ça, en rigolant Ils avaient éclaté de rire Taylor : je n’ai pas parlé comme une blanche laisse ça Raphaël : si. Tu as même l’accent plus qu’elle Taylor : non Raphaël en tout cas continuons le chemin. Les gens ont l'air très sympa elle n’est pas la première à nous dire Bonjour Taylor : c'est ça que tu dis doucement comme ça nous on va d’abord te regarder de la tête aux pieds Ils avaient encore éclaté de rire. Ils étaient arrivés jusqu'à leur appartement et chacun avait rangé ce qu'il avait acheté. Ils s'étaient posé un moment et ils avaient décidé de cuisiner quelque chose après. Taylor : la qualité de choses qu’on est parti acheter si hein, je ne comprends pas ça Mon frère prit le sachet et regarda derrière il y avait une notice. Ils avaient cuisiné comme c'était expliqué derrière le sachet et ils s’étaient plutôt régalé. Taylor : c'est quand même bon Raphaël : oui je ne regrette pas ce choix Taylor : on reste dans ton appartement ? Raphaël : ça ne me dérange pas de toute façon. je pense que le mieux aurait été de prendre une collocation Taylor : oui mais, mes parents refusaient et Anita aussi Raphaël : regarde, je suis au deuxième étage et toi ou troisième ça n'a aucun sens Taylor : on fera avec au moins on est dans le même immeuble c'est déjà ça on a eu beaucoup de chance d'avoir un appartement dans le même immeuble Raphaël : oui c'est vrai déjà que c'était difficile d'en trouver un Taylor : exactement. Tu es prêt pour la rentrée ? Raphaël : c’est dans trois jours je suis plus que prêt Taylor : le mbom (gars) ne stress même pas Raphaël : tu blagues ou quoi ? Taylor : tu gères bien ton stress Raphaël : je travaille dessus Ils avaient regardé des films que Taylor avait téléchargé dans son ordinateur. Il était déjà Dix-neuf heures et ils n’avaient pas vu le temps passer. Chez nous, il n’était que dix-huit heures. Taylor : j’ai peur Raphaël : de quoi ? Taylor : d’aller dormir seule Raphaël : tu vas donc faire comment ? Taylor : toi tu as l’habitude Raphaël : oui à l’internat. Dis-toi que tu es dans un internat Taylor : je viens de poser mes pieds dans un pays étranger et tu me dis quoi ? Mon frère rigola. Raphaël : il faudra que tu te fasses à cette idée hein Taylor : oui mais, j’ai peur Raphaël : reste avec moi et quand le sommeil te prendra bien tu pars dormir Taylor : tu m’accompagnes en haut ? Raphaël : oui Ils avaient mangé vers vingt une heure. Avaient passé du temps et à vingt-trois heures elle se précipita dans sa chambre. Elle appela ses parents. Mon frère fit la même chose. À minuit, elle ne dormait toujours pas contrairement à mon frère. Elle couru alors dans sa chambre et frappa à la porte. Il se réveilla en sursaut. Raphaël : c’est qui ? Il entendit la douce voix de Taylor et partit ouvrir avec le sommeil aux yeux. Mon frère avait l’habitude de dormir en caleçon (bermudas) Il s’était précipité à la porte comme ça. Raphaël : tu fais quoi là ? En se frottant les yeux. Taylor : tu ne me laissés pas entrer ? Raphaël : désolé. Entre Il ferma la porte derrière elle. Taylor : tu dors comme ça ? Raphaël : Oh désolé. Il prit une serviette et l’attacha. Taylor : je n’arrive pas à dormir Raphaël : tu veux rester avec moi ? Taylor : oui s’il te plaît Raphaël : on serra serré c’est un lit pour une personne Taylor : c’est mieux que rien. Mais, par pitié, tu portes un pyjama Raphaël : moi j’aime dormir comme tu m’as trouvé hein Taylor : je dors derrière Raphaël : d’accord BMon frère porta son pyjama. Il se coucha et serra sa copine en lui tenant les hanches. Raphaël : désolé j’ai pas trop le choix le lit est petit Taylor : j’aime bien Il rigola Raphaël : tu as un jolie pyjama. Tu es vraiment descendue de ton appartement jusqu’ici en pyjama c’est trop drôle Taylor : il n’y avait personne Raphaël : cool alors. Bon, j’ai vraiment sommeil bisou mon ange Taylor l’embrassa et se retourna pour dormir. Le voyage les avait vraiment fatigué. Ils avaient dormi jusqu’à presque midi. Eux même n’arrivaient pas à y croire.
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