IVUn matin, d’Athènes où ils s’arrêtaient au cours de leur voyage de noces, Tugdual et Dionysia gagnèrent l’île d’Egine avec Mylène et son mari. Après avoir visité la villa enfouie dans la verdure et les roses qui vit naître la mère de Dionysia, les jeunes gens montèrent au temple d’Aphaïa, par un sentier sous bois, dans la senteur chaude et excitante des pins saturés de soleil. Ils s’arrêtèrent sur la terrasse où se dressait le temple, tout blanc, dépouillé de ses frontons admirables, le temple charmant aux fines colonnes entre lesquelles apparaissait le ciel. À leurs pieds, les feuillages couvraient l’île : feuillage cendré de l’olivier, feuillage noir des cyprès, et celui des sapins, d’un si beau vert profond, assombri, tous caressés de lumière et d’ombre légère sous le bleu doux du cie
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