III

1844 Parole

IIIL’hiver fut cette année-là particulièrement froid et malsain. À Trézaven, les vents de nord-ouest amenèrent des temps de pluie glacée, de verglas, de brouillard. La vieille maison des Meurzen se chauffait difficilement, et l’humidité y pénétrait tout à l’aise, s’y installait en maîtresse au grand détriment des bronches de Mme Meurzen. Celle-ci néanmoins faisait la sourde oreille aux conseils de son médecin et de Tugdual. Elle était douée de cette obstination froide, tranquille, silencieuse contre laquelle tout se brise. Elle continuait de sortir comme elle en avait coutume, et suivait tous les offices de Saint-Yves sans souci du froid répandu sous les vieilles voûtes ogivales. Assise à sa place, au second rang à gauche dans la nef centrale, elle tenait sur ses genoux un livre ouvert, et

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