II

1922 Parole

IILe début de l’hiver trouva les Meurzen à Trézaven. En dépit des conseils du médecin, Mme Meurzen se refusait à faire un séjour dans le Midi. Tugdual essaya de l’y décider, il parla de Pau, d’Arcachon. Elle leva les épaules en répondant : – Je déteste tous ces lieux de villégiature. Trézaven me suffit. Tugdual n’insista pas. Il savait de longue date que l’on n’ébranlait pas l’obstination de sa mère. Et Josèphe n’avait aucune influence sur cette volonté maternelle dont elle était le docile reflet. L’échange de lettres entre Tugdual et Dionysia continuait, aussi fréquent. Leur pensée, leur amour s’unissaient ainsi à travers l’espace. À certains instants, la patience de Tugdual fléchissait. Il lui venait le désir passionné de fuir sa demeure sombre, de courir vers sa fiancée, vers son bon

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