I-2

1787 Parole

Je crus voir une sorte d’émotion dans son regard. Et je répliquai aussitôt : – Nous n’escomptons rien, ma mère. Nous attendons que vous réfléchissiez, que vous vous décidiez à donner cette joie à votre fils. Elle ne répondit pas d’abord. Son regard avait glissé jusqu’au visage de Béatrice. Quand elle l’attacha de nouveau sur moi, il était froid, si froid, – comme toujours. Et elle dit sèchement : – Jamais je ne consentirai à ce mariage. Laisse ces rêveries romanesques, ces correspondances sentimentales, car tout cela ne te conduira qu’à gâcher ta vie. Et décide-toi à épouser Anne de Tardennuël. L’irritation bouillonnait en moi. Je réussis à la contenir, à répondre froidement, moi aussi : – Je n’épouserai qu’une femme au monde : Dionysia Sormagnes. Que ceci soit bien entendu, ma mère.

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