bc

Entre ses bras et l'enfer

book_age18+
15
SEGUI
1K
LEGGI
destino
gli opposti si attraggono
erede / ereditiera
tragedia
dolce
bxg (ragazzaXragazza)
spensierato
serio
calciando
campus
ufficio/luogo di lavoro
guerra
love at the first sight
like
intro-logo
Trafiletto

Je m'appelle Elios. J'avais une famille, un avenir, et puis plus rien : un accident, le néant. Je suis resté seul au monde, perdu dans un silence que plus rien ne pouvait briser.Jusqu'à Léa. Elle est entrée dans ma vie sans prévenir, elle a pris ma main sans rien me demander, elle m'a aimé sans chercher à me sauver, juste à marcher à mes côtés. Avec elle, j'ai retrouvé le goût des matins, la chaleur des nuits, la certitude que l'amour pouvait tout guérir.Elle était ma lumière. Mon souffle. Ma seule raison de croire encore.Et puis Raphaël est revenu.Lui, c'était son passé. Un homme qui portait dans ses yeux trop de souvenirs, trop d'années partagées avec elle. Il s'est glissé entre nous sans violence, juste avec des silences et des regards, et j'ai senti notre histoire trembler sur ses bases.Je pensais que notre amour était un rempart. Mais Raphaël n'est pas venu le briser. Il est venu le consumer.Aujourd'hui, je la regarde dormir et je me demande : quand on a tout construit sur des cendres, jusqu'où faut-il lutter pour ne pas brûler une seconde fois ?

chap-preview
Anteprima gratuita
Prologue
La Librairie des Âmes Perdues Elios Je n'avais pas prévu de sortir ce jour-là. Je n'en avais pas l'envie, ni même la force. Depuis que Simon et Noémie ont disparu, mon quotidien est devenu un enchaînement de silences lourds, de gestes automatiques, d'ombres qui traversent les pièces sans laisser de trace. Je vis comme un fantôme dans une maison qui fut la leur, entouré de leurs objets, de leurs odeurs, de leurs absences. Mais parfois, le destin n'attend pas qu'on l'invite. Il entre sans frapper. Il vous bouscule doucement d'abord, comme pour vous préparer, puis brutalement, sans prévenir. Il vous pousse dehors, vers l'inconnu. Vers l'inattendu. Ce matin-là, il était dix heures douze. Le soleil traversait les volets avec une douceur insistante, presque provocante. Comme s'il me disait : sors, Elios. Il y a quelque chose dehors. Quelqu'un. J'ai regardé mon plafond pendant de longues minutes, vidé de sens, les yeux perdus dans cette blancheur indifférente qui refuse de répondre à mes questions. Puis j'ai levé le bras, attrapé un t-shirt froissé sur ma chaise. Je me suis habillé sans réfléchir, sans choisir, sans rien décider. Pas pour plaire à qui que ce soit. Pas pour voir qui que ce soit. Juste pour respirer autre chose que les souvenirs de mon salon. Je suis sorti. Sans téléphone, sans sac, sans argent. Juste moi, et cette sensation étrange dans le ventre, au creux de l'estomac. Un frisson qui n'a pas encore trouvé sa raison d'être, mais qui existe, qui palpite, qui insiste. Mes pas m'ont guidé sans que je les choisisse. Pas de direction, pas de plan, pas de destination. Je me suis laissé porter par la ville, par ses bruits, par ses odeurs, par ce mouvement perpétuel qui me rappelait que le monde continuait sans moi. Le bruit de mes chaussures sur le pavé. Le souffle du vent sur mes joues. Les gens que je croisais sans vraiment les voir, des visages flous, des corps en mouvement, une humanité qui m'était devenue étrangère. Et soudain, une ruelle. Discrète. Vieille. Silencieuse. Un petit panneau en fer forgé, rouillé par endroits, indiquait : Librairie des Âmes Perdues. Je ne sais pas pourquoi j'y suis entré. Peut-être parce que moi aussi, j'en étais une. Une âme perdue. Peut-être parce que le nom résonnait en moi comme une évidence, comme une réponse à une question que je n'avais pas osé formuler. L'odeur m'a saisi dès le seuil franchi. Une odeur unique, envoûtante, presque sensuelle : le cuir des vieux livres, la poussière dorée des souvenirs, le parfum de l'encre oubliée, des pages jaunies par le temps. Une odeur qui parle à l'âme avant même de parler à l'esprit. Le lieu semblait hors du temps. Des rayonnages jusqu'au plafond, chargés d'ouvrages anciens et récents, des recoins à peine éclairés par des lampes à abat-jour, une vieille musique jazz qui flottait faiblement dans l'air, comme venue d'une autre époque. Je me suis assis dans un coin discret, loin de la vitrine, loin du monde. Un endroit où personne ne viendrait me voir, me parler, me déranger. J'ai attrapé un livre au hasard sur l'étagère à côté de moi, sans regarder le titre. Mes doigts ont effleuré la couverture, senti le grain du papier sous ma peau. Et j'ai fermé les yeux. Je ne lisais pas vraiment. Je fuyais. Je respirais autrement. Je tentais d'exister ailleurs que dans cette maison pleine de fantômes. Et puis... elle est entrée. Je l'ai sentie avant de la voir. Un changement dans l'air. Une vibration. Un souffle différent. Comme si la température de la pièce avait soudainement augmenté de quelques degrés. Et quand j'ai levé les yeux, elle était là. Debout, à quelques mètres de moi. Silencieuse. Magnifique. Pas seulement par son physique, bien qu'il soit d'une beauté rare, troublante, presque insoutenable. Mais par ce quelque chose qu'elle dégageait. Une assurance tranquille. Une grâce discrète. Une intensité qui émanait d'elle comme la chaleur d'un feu. Son regard parcourait les étagères, lentement, méthodiquement. Mais moi, je ne regardais qu'elle. Des cheveux courts, sombres, parfaitement coiffés, qui encadraient son visage avec une précision presque mathématique. Une peau claire, lumineuse, qui semblait irradier de l'intérieur. Un costume sobre, élégant, qui ne criait pas la richesse mais chuchotait le goût, la classe, cette distinction naturelle qu'on n'apprend pas, qu'on a ou qu'on n'a pas. Et ce parfum... Mon Dieu. Un mélange de bois précieux, de musc envoûtant, et d'un fond ambré que je n'arrivais pas à nommer mais qui me retournait l'estomac. Un parfum qui disait tout d'elle sans qu'elle ait besoin d'ouvrir la bouche. Je ne savais pas qui elle était. Mais je savais quoi : elle était le bouleversement que je n'attendais plus. Soudain, ses yeux ont croisé les miens. Un choc. Doux et brutal à la fois. Comme un éclair silencieux qui traverse le ciel sans faire de bruit mais illumine tout. Elle m'a vraiment regardé. Pas ce regard furtif qu'on jette aux inconnus, non. Un vrai regard. Profond. Insistant. Qui fouille, qui explore, qui demande sans exiger. Et moi, j'ai oublié de respirer. Elle s'est approchée, lentement, ses talons faisant un bruit sourd sur le parquet ancien. Elle s'est arrêtée près de ma table, a penché légèrement la tête pour lire le titre du livre que je tenais sans le voir. – Tu lis Les Égarés du Silence ? Sa voix était une caresse. Grave. Lente. Sensuelle sans effort, comme si chaque mot était choisi, pesé, offert. Je suis resté figé quelques secondes, le temps que son regard plonge dans le mien, que sa présence m'engloutisse tout entier. Puis j'ai baissé les yeux sur la couverture. C'était bien le titre. Je ne l'avais même pas vu. – Euh… non. Je l'ai pris au hasard. Je crois que je cherchais quelque chose… ou quelqu'un. Elle a souri. Un sourire lent, profond, qui partait de ses yeux avant d'atteindre ses lèvres. Pas moqueur. Pas condescendant. Juste... curieux. Sincère. Intrigué. – Et tu penses l'avoir trouvé ? Je l'ai regardée. Longuement. Assez longtemps pour graver chaque détail : la courbe de ses sourcils, la lumière dans ses yeux, la manière dont sa lèvre inférieure tremblait légèrement quand elle parlait. Et j'ai répondu d'une voix plus basse, plus intime, comme si nous étions déjà seuls au monde. – Peut-être que oui. Peut-être… maintenant. Je ne savais pas d'où elle venait. Ni pourquoi elle avait franchi cette porte à ce moment précis, dans cette librairie perdue, à cette heure où je n'aurais jamais dû être là. Mais ce que je savais, avec une certitude absolue, viscérale, c'est que quelque chose venait de commencer. Une pulsion lente, profonde, une sorte de courant invisible qui m'attirait vers elle comme la marée attire l'océan. Elle s'appelait Léa. Je ne le savais pas encore. Mais mon corps, lui, le savait déjà. Elle se tenait debout, tout près maintenant. Ses yeux clairs plongeaient dans les miens avec une intensité presque brûlante. Pas besoin de sourire pour me désarmer. Son regard suffisait. Il faisait tout le travail. Il me dépouillait de mes défenses, de mes peurs, de mes chagrins. Et sa voix… Dieu, sa voix. – Je peux ? Elle désignait la chaise en face de moi, celle qui me faisait face, celle qui attendait quelqu'un sans que je le sache. – Bien sûr… dis-je, presque en chuchotant, comme si parler plus fort aurait brisé le sortilège. Elle s'assit. Ses mouvements étaient précis, lents, mesurés. Une élégance naturelle. Une sensualité non travaillée, mais évidente, qui émanait d'elle comme une odeur, comme une chaleur. Ses jambes croisées avec une grâce inconsciente. Sa main fine posée sur la table, ses doigts longs, parfaits, qui semblaient faits pour caresser, pour toucher, pour éveiller. Son parfum flottant dans l'air entre nous comme un secret partagé. Elle m'observait. Pas comme on observe un inconnu. Comme on observe quelqu'un qu'on est en train de découvrir, de déchiffrer, de comprendre. Comme si elle voyait à travers moi, au-delà des apparences, au-delà du chagrin, au-delà du vide. – Tu viens souvent ici ? – C'est la première fois. – Et pourtant, tu as choisi le bon endroit. Son ton était doux, presque complice. Une confidence. – Ce lieu attire ceux qui portent quelque chose de lourd. Ceux qui cherchent sans savoir quoi. Ceux qui ont perdu. J'ai baissé les yeux. Elle ne pouvait pas savoir. Personne ne pouvait savoir. Et pourtant, ses mots résonnaient en moi comme une évidence. – Et toi ? Tu es venue chercher quoi ? Elle m'a offert un sourire. Doux. Mystérieux. Infiniment troublant. – Toi, peut-être. Mon cœur a manqué un battement. J'ai senti une chaleur monter le long de mon cou, se poser dans ma poitrine, envahir mon ventre, descendre plus bas encore. Je n'étais pas du genre à rougir, encore moins à perdre mes moyens devant quelqu'un. J'avais vingt-trois ans, j'avais connu des femmes, j'avais vécu, j'avais aimé. Mais elle. Elle déjouait toutes mes défenses. Elle me rendait vulnérable sans même essayer. Elle me mettait à nu d'un simple regard. Un silence s'est installé. Pas un silence gênant, non. Un silence plein. Chargé. Électrique. Comme si nos respirations suffisaient à se comprendre, à se parler, à s'aimer déjà. Elle a effleuré un livre posé près de ma main. Par hasard, ou peut-être pas. Ses doigts ont rencontré les miens. Juste un instant. Une fraction de seconde. Mais ce contact était comme une étincelle nue sur une peau trempée. Comme une décharge qui parcourt tout le corps sans prévenir. – Tu trembles, Elios. Sa voix était plus basse. Plus chaude. Intime. Je l'ai regardée, incapable de détourner les yeux, incapable de fuir, incapable de mentir. – Je crois que je ne sais plus comment gérer… ce que je ressens là. – Et qu'est-ce que tu ressens ? Je l'ai fixée. Longuement. Profondément. Assez pour qu'elle voie tout ce que je cachais, tout ce que je retenais, tout ce que je n'avais jamais dit à personne. Et j'ai murmuré, presque sans voix, comme une confession arrachée à mes entrailles. – Que je suis en train de te désirer sans même te connaître. Elle s'est penchée légèrement vers moi. Ses lèvres n'étaient plus qu'à quelques centimètres des miennes. Je sentais son souffle sur ma peau, tiède, parfumé, troublant. Ses yeux… ses yeux pénétraient jusqu'au fond de moi, là où personne n'était jamais allé, là où je cachais mes blessures les plus secrètes. – Le désir n'attend pas de connaître. Il devine. Il pressent. Il sait avant même que tu saches. Ce qui s'est passé ensuite n'était pas un b****r. Mais c'était pire. Ou mieux. Je ne sais pas. Ses doigts ont glissé le long de ma main. Lentement. Comme si elle voulait apprendre ma peau par cœur, mémoriser chaque ligne, chaque relief, chaque frémissement. Elle n'a pas bougé plus que ça. Elle n'a pas cherché à m'embrasser, pas cherché à m'attirer. Mais ce frôlement… valait tous les baisers du monde. J'ai fermé les yeux. J'ai respiré son parfum, profondément, pour l'imprimer en moi, pour ne jamais l'oublier. J'ai écouté le battement de mon cœur s'accélérer sans contrôle, sans raison, sans limite. J'ai senti mon corps tout entier répondre à sa présence, à son toucher, à son souffle. Quand j'ai rouvert les yeux, elle me fixait toujours. Avec une intensité qui me brûlait. – Tu es encore plus vivant que tu ne le crois, Elios. – Tu fais fondre un mur en moi. Un mur dont j'avais oublié l'existence. Depuis leur mort, je n'étais plus qu'une coquille. Et toi… toi tu me rappelles que j'ai encore un cœur. Elle n'a rien répondu. Elle m'a juste regardé. Et dans ce regard, il y avait tout. La compréhension. La douceur. Et quelque chose d'autre, quelque chose que je n'osais pas nommer. Elle s'est levée. D'un geste doux, elle a remis une mèche de cheveux derrière son oreille. Un geste simple, anodin, mais qui m'a paru infiniment gracieux, infiniment désirable. Puis elle a reculé, sans me quitter du regard. Comme si elle voulait emporter cette image de moi avec elle. – Je dois y aller. Pour aujourd'hui. J'ai paniqué intérieurement. Une peur viscérale, irrationnelle, de ne jamais la revoir, de la perdre avant même de l'avoir eue. – Attends. Je peux te revoir ? Elle a souri. Et son regard s'est adouci avec une tendresse désarmante, une douceur qui m'a serré le cœur. – Tu n'as pas à me chercher. Je reviendrai. Je sais exactement où te trouver. Elle a franchi la porte de la librairie. Et elle a disparu dans la lumière de la rue, avalée par le soleil, par le bruit, par le monde. Je suis resté là. Seul. Mais pas vide. Pas vide du tout. Je ne savais pas ce que c'était. Cette rencontre, ce moment, cette femme. Mais une chose était sûre : elle venait de me réanimer. Pas juste mon cœur. Mon corps. Mon esprit. Mon envie de vivre. Tout. Elle avait tout ranimé d'un simple regard, d'un simple frôlement, d'une simple présence. Je ne connaissais rien d'elle. Ni son nom, ni son âge, ni d'où elle venait, ni ce qu'elle faisait dans cette librairie. Et pourtant, j'avais l'impression d'avoir attendu cette femme toute ma vie. Comme si, sans le savoir, je n'avais traversé l'épreuve, la douleur, le vide, que pour arriver jusqu'à elle. Jusqu'à ce moment précis. Jusqu'à cette main tendue dans l'obscurité.

editor-pick
Dreame-Scelta dell’editore

bc

Inévitable

read
144.6K
bc

Le Prince de Luna Rejetée

read
20.0K
bc

L'assistante parfaite

read
46.0K
bc

Désirer par trois, aimer sans limite

read
3.3K
bc

Une dette, un mariage

read
2.3K
bc

Possédée par les Meilleurs Amis de mon Frère

read
40.0K
bc

L'épouse devenue irremplaçable

read
5.8K

Scansiona per scaricare l'app

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook