Le royaume des poupéesTous deux arrivèrent bientôt devant une vieille et immense armoire située dans un corridor tout près de la porte, et qui servait de garde-robe. Là, Casse-noisette s’arrêta, et Marie remarqua, à son grand étonnement, que les battants de l’armoire, ordinairement si bien fermés, étaient tout grands ouverts, de façon qu’elle voyait à merveille la pelisse de voyage de son père qui était en peau de renard et qui se trouvait suspendue en avant de tous les autres habits. Casse-noisette grimpa fort adroitement le long des lisières, et, en s’aidant des brandebourgs jusqu’à ce qu’il pût atteindre à la grande houppe qui, attachée par une grosse ganse retombait sur le dos de cette pelisse, Casse-noisette en tira aussitôt un charmant escalier de bois de cèdre, qu’il dressa de façon

