29.Avant d’aller plus loin, disons comment le marchese avait fait rencontre de cette merveilleuse créature. L’Italien, tout entier à sa vengeance que la haine du duc et celle de la comtesse pour Raphaël semblaient devoir servir bientôt, attendait avec impatience, à Paris, qu’Actéon eût obtenu du roi la permission de se rendre à l’armée. Il avait accompagné le jeune page au Louvre, et il avait patiemment attendu deux mortelles heures, sur le seuil d’une poterne de la royale demeure, qu’Actéon en ressortît. — Victoire ! lui avait dit celui-ci ; je pars demain pour le Fort des Suisses. — Corpo di Bacco ! l’enfer est avec nous. — A propos, fit Actéon, le roi permet à la comtesse de revenir à Paris, et je crains fort qu’elle n’y soit ce soir même. Je crois donc inutile que vous retourniez

