23.Raphaël s’était retiré, dès la nuit tombante, dans son logis, et il s’y était enfermé avec Giuseppe, auquel il avait remis plusieurs lettres que celui-ci devait porter à leurs destinataires si son maître venait à succomber. L’une était pour le roi, une autre pour le marquis de Saint-André, une autre pour le vieux Guasta-Carne et sa fille la blonde Marianna. Il n’y avait peut-être qu’une seule personne à laquelle Raphaël n’avait osé écrire, et qui cependant, à ce moment solennel, occupait peut-être toute sa pensée. A celle-là, peut-être appartiendrait son dernier soupir, et pourtant elle ne le saurait pas, nul ne devait le lui redire. Lorsqu’il eut écrit ces trois lettres, Giuseppe, qui, à de certains moments, savait reprendre sur lui cet ascendant de frère, aîné, de vieil ami, qu’il

