Ce matin, je me suis réveillée avant même que la lumière ne filtre à travers les rideaux. Une fine sueur perlait sur mon front, trace muette des nuits agitées à me battre contre mes propres démons. Chaque muscle me semblait lourd, comme si le manque avait décidé de s’accrocher à ma peau, de me rappeler que rien n’était jamais vraiment fini. Pourtant, en me redressant, j’ai senti quelque chose de différent. Une minuscule étincelle, fragile, mais réelle : la certitude que je pouvais y arriver. Ces derniers jours avaient été une guerre silencieuse. Les tremblements, la gorge sèche, les insomnies, et surtout… cette voix qui me chuchotait d’abandonner. Mais ce matin-là, j’étais presque muette. Mon corps criait encore, oui, mais moins fort. Je pouvais presque respirer sans sentir la brûlure de

