POINT DE VUE OMNISCIENT Le manoir était noyé dans son calme naturel, seulement troublé par les rires étouffés qui s’échappaient des appartements privés de D. Mais ce silence artificiel se brisa soudain sous un cri rauque, désespéré, qui résonna dans les couloirs comme une alarme primitive. — À l’aide ! Vite ! C’était Paul. Sa voix tremblait, saccadée, déchirée par la panique. Les gardes, d’abord hésitants, crurent à une querelle banale, mais la répétition des cris balaya leurs doutes. Le timbre cassé, presque animal, portait une urgence qui glaça le sang de quiconque l’entendit. Les portes claquèrent, des pas précipités martelèrent le marbre, et en quelques secondes, la paix feinte du manoir vola en éclats. Les gardes surgissaient des ombres, les visages fermés, cherchant la source du

