Alors que les effets de la pilule commençaient à se répandre dans mon corps, je sentis le combat intérieur s’intensifier. C’était étrange… paradoxal. Mon cœur et mon esprit semblaient apaisés comme enveloppés d’un coton chaud. Je planais. Tout était lisse, calme, fluide. Pourtant, derrière ce voile artificiel, ma tête n’arrêtait pas de tourner. Mille et une pensées s’entrechoquaient. Que m’arrive-t-il vraiment ? À quel moment tout a basculé ? Je fis un pas en arrière. Puis un autre. Et encore un troisième. Mon cœur aurait voulu s’emballer, hurler, s’affoler de terreur et de honte… mais la pilule ne le permettait pas. J’étais piégée dans ce paradoxe insupportable : mon mal-être grandissait, brûlait mes entrailles, et pourtant j’avais l’impression de le contempler de l’extérieur. Comme si

