1.11

1339 Words
- Ce n’est pas ria, mais Kiria ! marmonnais-je. Et je suis femme de ménage pas ta servante. Quand Barbie m’envoyait, je partais, car c’était la femme du diable, mais les autres, je ne connaissais pas leurs rôles alors, je n’avais pas à remplir les commissions pour elles - D’un tu ne me tutoie pas, je ne suis pas ta camarade mais ta patronne, - Patronne ? demandais-je en la regardant, elle et Barbie n’avaient aucun trait de ressemblance et elle ne ressemblait pas au diable non plus, elle était rousse alors pourquoi avait-elle la prétention de penser qu’elle était ma patronne ? les autres gars présents dans la pièce sortirent sauf Karl qui restait dans un coin de la pièce. - Tu es sourde ? demanda-t-elle, elle s’apprêtait de nouveau à ouvrir la bouche quand son téléphone vibra, elle le regarda une fraction de seconde avant de se lever brusquement. Tu es chanceuse pour aujourd’hui mais crois-moi bien que je saurai te remettre à ta place. Elle me bouscula et partit du salon, je restais là à observer la veuve noire, elle était toujours vêtue de noir avec des allures gotiques. - Quoi la none ? Tu as quelque chose à dire ? Demanda-t-elle avant de faire éclater une bulle de son chewing gum. Je ne suis pas comme Mandy, moi tu me cherches je te brise en deux. Et elle se leva et me traversa à son tour pour partir. Je restais là planté au milieu de ce grand salon à regarder de gauche à droite sur chaque siège qui était occupé quelques minutes plus tôt. Je préférais quand la maison était vide, et que tous étaient en « mission ». Maintenant, je n’avais qu’une hâte, celle de fuir ce lieu de malade. Je me retournai et marchais vers la cuisine l’esprit encore troublés pas par les récents évènements, par mon altercation avec les filles, mais plutôt par le diable, il avait sucé mon sang tout à l’heure, il avait mon doigt dans sa bouche et à cette pensée un frisson étrange me parcourut l’échine, la façon dont il avait si tendrement enroulé sa langue au bout de celui-ci contrastait tellement avec ses allures de rustres, la chaleur de sa paume de main contre la mienne, certainement celle de l’enfer, pourquoi sa présence me troublait-elle ainsi ? pourquoi ce contact ne m’avait pas dégouté alors qu’il me terrorisait et que c’était mon Kidnappeur. Il avait une si mauvaise réputation, mais pourtant il ne m’avait encore rien fait de mal, physiquement, je veux dire, certes, il n’était que très peu présent dans la maison, mais quand même, j'avais déjà durée ici et j’étais toujours en vie, je n’avais pas été physiquement maltraitée. C’était sans doute pour ça que le contact ne m’avait pas perturbé bien que l’acte en lui-même n’ait rien de normal. - Transporte la vaisselle jusqu’à la buanderie, il y a un lave-vaisselle. Dit une voix me sortant de mes pensées. Je relevai les yeux vers l’origine de la voix et je tombai sur le chef, j’eus un moment de pause durant lequel je l’analysais, pourquoi me parlait-elle maintenant ? Et surtout pourquoi veut-elle m’aider ? depuis le début, je fais la vaisselle seule ici sans qu’elle ne me parle du lave-vaisselle, elle me regarde laver à la main des montagnes et des montagnes d’assiettes. - En quel honneur ?, lui demandais-je, en la regardant avec un regard suspicieux, mettez-vous à ma place, depuis des semaines cette femme me traite comme un paria et aujourd’hui tout d’un coup, elle se montre gentille envers moi alors que quelques secondes plus tôt encore, elle était exécrable - Je veux éviter que tu ne casses toute ma vaisselle. La buanderie est la pièce derrière cette porte. Dit-elle en me montrant une porte qui était dans la cuisine, je l’avais déjà vue, mais je pensais que c’était le magasin ou se gardait toutes les provisions. Il y a un chariot prend le et vient ramasser la vaisselle ici, ça va aider dans les déplacements. Et sans dire un mot, elle se retourna et remua une de ses marmites. Je ne pris pas la peine de dire merci, car j’étais énervé. Depuis des semaines, elle me regardait laver la vaisselle assiette par assiette, un à un jusqu’à ce que tout soit propre alors qu’il y avait un lave-vaisselle et aujourd’hui, elle décide de m’informer, car elle s’inquiète trop pour ses précieux couvert. Que Dieu me donne la force de ne pas l’insulter en pensée et en parole. Je fis ce qu’elle m’avait indiqué et en moins d’une heure, j'avais fini et tout rangé et tout nettoyer. Je n’avais jamais vu la cuisine aussi bien ranger en plein jour en général, je finissais la nuit quand tout le monde dormait déjà. Et mes doigts étaient toujours toutes ridées, car ils passaient littéralement toute la journée dans l’eau, ils avaient déjà pris des formes que je ne les connaissais pas sans parler des ampoules qui trônaient royalement sur les pommes de ma main. Je me servis un verre d’eau, il était environs 15 heures, je sais que vers 18 heures, je pourrais manger pour casser mon jeune. Mais vu que j’avais fini plutôt et que le temps était propice, je décidai de faire le chapelet à la miséricorde divine. J’avais l’impression d’avoir été souillé d’une certaine façon et que j’avais besoin d’implorer la miséricorde divine pour le pardon de mes péchés. Quand ce fu fait, je suis monté au troisième, l’étage du diable pour nettoyer ses appartements. Karl me suivait à bonne distance dans les couloirs, mais n’entra pas dans la chambre avec moi, heureusement pour moi, il n’y était pas, alors je pus observer sa chambre, c’était tout sauf ce à quoi je m’attendais, je pensais me trouver dans une chambre avec les rideaux rouge et noir un grand lit en baldaquin qui trônerait milieu de la chambre avec des tableaux de ses compatriotes les démons, des hommes avec les cornes et un tapis de velours rouge comme celui qui était dans son bureau. Mais non, ce n’était pas ça, les mûrs étaient de couleurs neutres, il y avait bien un grand lit en baldaquin, mais celui-ci n’était pas comme celui que j’envisageais dans mes pensées, il était normal beaucoup trop grand pour une seule personne, mais rien de plus, il était parfaitement dressé, cette chambre était ridiculement immense pour rien et surtout était vide, il n’y avait rien de spécial. Sans attendre et surtout dans la précipitation, je me mis à dépoussiérer les meubles qui n’étaient d’ailleurs pas poussiéreux, mais il vaudrait mieux éviter tout risque. Quand se fut fait, je me dirigeais innocemment vers le balcon et je pus voir tout le grand jardin vert avec les grands arbres, ce qui me frappa aussi c'étaient les arbres à l’extérieur de la propriété qui s'étendaient à perte de vue comme si on était au milieu de nulle part. Ce qui fit accélérer les battements de mon cœur quand je pensais à mon plan d’évasion, je pourrais fuir oui, mais pour aller où ? la forêt s’étendait à perte de vue et paraissait vraiment dense. Un léger soupire s’échappa de mes lèvres de toute façon, je m’échapperais même si je mourais durant le processus, je n’allais pas rester ici, sans rien tenter, il en était hors de question. Je poursuivis mon ménage à travers la pièce marchant joyeusement partout en nettoyant tout en chantant des cantiques. Quand la chambre fut impeccablement propre, je regardai autour de moi avec un sourire satisfait sur les lèvres très contente de moi-même d’avoir abattu ce travail seul comme une grande, ce n’était pas une vraie prouesse, car la chambre n’était pas vraiment sale, mais je ne sais pas pourquoi je ressentais ce bien-être de me trouver dans cette chambre, j’avais pris mon temps plus que d’habitude à la nettoyer et en plus, j'avais pris du plaisir à le faire, il y avait une délicieuse odeur qui se dégageait de la pièce, une odeur qui apaisait.
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