/! AMES SENSIBLES S'ABSTENIR
Le Diable sortit un couteau. L’acier brillait sous la lumière faible de l’ampoule nue. Il s’approche, murmure quelque chose à l’oreille de Karl. Puis, d’un geste rapide et précis, il trancha. Et le sang giclait sur mon visage, le sang humain alors que l’oreille de Karl reste entre ses doigts.
Un cri abominable emplit la cave, je ne sais qui de moi ou lui. L’oreille de Karl tombe sur le sol dans un bruit mou, presque irréel. Il hurle, se débat, tombe à terre en sanglotant, se tenant la tête, du sang coulant entre ses doigts. Je criais en essayant de nettoyer le sang sur mon visage, le sang de Karl sur mon visage, ce sang qui coulait par ma faute, il avait perdu une oreille, p****n, une p****n d’oreille et je portais entièrement tout le blâme.
- Voilà ce que coûtent tes erreurs, Candice. Voilà ce que tu entraînes. Dit-il la voix implacable du diable qui résonnait comme une sentence par-dessus les hurlements de Puis il se tourne vers moi, lentement. Et maintenant, attends ton tour. Je fis non de la tête craignant de perdre aussi mon oreille, mais sans plus de cérémonie, il se détourna me laissant seul avec un Karl au sol qui criait à l’agonie presque aussi fort que les démons de la culpabilité qui se pavanait dans l’air. Qu’avais-je fait ?
NUE. Mon Dieu, je suis nue. Quelques minutes après que le diable est sorti de la pièce, deux hommes sont entrés. Il s'agissait de Mathis et Raegen, ils m’ont regardé avec tant de dédain que j'ai voulu disparaitre. Karl hurlait toujours à l'agonie sur le sol et moi, j'avais toujours son sang sur le visage avant de se jeter sur moi et de me trainer hors de la cellule malgré mes hurlements de douleurs, ma jambe était malmenée or ma plaie était fraiche. Ils m’ont conduit dans une salle d’eau et m’ont dépouillé de mes vêtements, tous mes vêtements déchirant ma robe puis mes sous-vêtements. J'ai hurlé supplier voulant désespérément protéger ma nudité de leurs yeux prédateurs, mais rien n’y faisait mes maigres mains étaient trop petites pour recouvrir l’entièreté de mon corps. Je crois que des larmes ont coulées alors que je me sentais v***é comme jamais, ils ne m’avaient pas touché, ne m’avaient pas palpé, mais ils m’avaient vue nues. Nus comme au jour de ma naissance, mes seins mon ventre mes fesses, mes jambes tout, j’ai essayé de cacher ma poitrine de ma main gauche et mon pubis de la droite. Mais mes seins étaient beaucoup trop gros pour que mes doigts puissent les cacher de leurs regards pervers. J’ai ressenti le premier jet d’eau glacée sur ma peau nue comme des lames, c'est là que j’ai réalisé que je pleurais, sans soubresaut sans gémissements, sans sanglots. J'avais arrêté de crier trop honteuse sans rien à quoi me raccrocher, et les perles salées et chaudes inondaient mes joues alors que je me faisais littéralement fouetter avec cette eau aux lames de glaces.
- Si tu ne frottes pas ton corps, on le fera pour toi. A dit un des deux gars et je n’ai pas bougé, frotter mon corps, libéré mes parties intimes à la vue de ces deux prédateurs ? jamais
- Que crois-tu cacher ? a demandé un autre. Tu sais combien de chatte, j'ai déjà vu ? la tienne est si poilue qu’on ne verra rien alors frottes ton sale corps de putes. A-t-il balancé Mais je n’ai pas bougé. Mon Dieu ne m’a pas abandonné. Me répétais-je encore et encore si fort dans ma tête que leurs voix passaient en second plan.
- Ne la touche pas Raegen, le boss a demandé à ce qu’on ne la touche pas
- Oui, mais il a aussi demandé qu’elle soit nettoyée de toute sa trace, elle pue le bouc. Mon visage était baigné, mais je ne sais pas si c’était à cause de l’eau ou de mes larmes. Quand avais-je pleuré pour la dernière fois ? quand ? je n’avais jamais rien subi de tel. Mon Dieu ne m’a pas abandonné, mon Dieu ne m’abandonnera pas, il ne m’abandonnera jamais.
- Tu peux la frotter avec ça, entendis-je vaguement alors quelque chose de dure comme le métal se mit à brosser ma peau si fort que je crus que ça me blessait, mais rien ne me faisait plus mal que ma nudité ainsi exposée, rien ne me faisait plus mal que ce viol que je subissais. Il s’est attardé sur ma plaie la frottant jusqu’à ce que je crus perdre connaissance à cause de la douleur, mais à aucun moment, je ne le suppliai d’arrêter.
Quand ils m'ont jugé suffisamment propre, ils m’ont séché et vêtu avant de sortir du sous-sol pour me jeter dans le couloir. « Maintenant nettoie » je les ai regardés voulant leur demander comment est-ce que je pouvais nettoyer le sol alors que je ne pouvais pas me tenir debout, mais ma bouche à refuser de s’ouvrir comme scellé par le poids de ma torture. Je me suis trainé sur le sol dans toute cette grande demeure sous leur regard moqueur et j’ai nettoyé, lavé pièce par pièce mes mains étant ma seule arme arrivée à la chambre de Barbie, elle m’a regardé avec pitié, j'imagine que je devais faire pitié, ma peau était rouge à cause de leurs brosses métalliques et je me trainais au sol comme un serpent, mes yeux devaient sans doute refléter que j’avais pleuré. Elle a pris la serpillère et à elle-même nettoyer sa chambre. Et après avoir fermé la porte au nez de mes deux nouveaux gardes, elle m’a demandé
- Est-ce qu’on a fait le pansement de ta plaie ?
- Je…ne sais pas. Suis-je parvenue à répondre
- Prend. Dit-elle en me tendant un médicament. Prend le vite, c'est un anti-douleur, ce n’est pas très fort, mais ça va quand même diminuer ton martyre. Je la regardai ne sachant si je pouvais ou pas lui faire confiance, mais elle m’ouvrit la bouche et fourra la pilule juste attend avant que la porte ne s’ouvre. Quoi ? vous voulez me voir les seins en l’air maintenant ?
- Non madame, c’est juste pour surveiller que la prisonnière fasse bien son travail.
- Dégagez de ma chambre. Elle sortira quand elle aura fini
- Monsieur a dit qu’on ne la quitte pas des yeux. Répliqua Raegen avec vivacité. Et nous, on n’obéit qu’au boss pas à ses putains. Elle roula des yeux et se plaça devant moi quelques secondes et j’avalai la pilule avant de me traîner de nouveau vers l’extérieur, elle m’accompagna avec mon matériel jusqu’à la sortie.
- Si vous l’aider en portant tous ces trucs qu’elle traine ça ne va pas vous tuer
- La dernière personne à l’avoir aidé et à être gentil avec elle s’est retrouvée avec une oreille coupée. Alors non merci. Dit Raegen en fermant la porte de Barbie sèchement.