- Et ou crois tu aller ?
- Monsieur pardon monsieur pardon. Je secouai la tête qu’est-ce que je racontais encore comme bêtise ? Je ne veux pas voir, je veux dire pas regarder non plus tôt pas…
- Nettoie ta merde et dégage de mon bureau, il n’était pas sérieux, pitié, dites-moi que non, la fille et ses bruits m’empêchèrent de réfléchir droit, je voulais sortir de cette pièce, je n’avais jamais rien lue, vue ou entendue au sujet du sexe, mais aujourd’hui, j'avais vu et entendu et continuais d’entendre seigneur. Mon cœur battait à une vitesse inédite et je sentais mes mains mouillées merde. J’avais touché mes urines avec mes doigts, je me relevai essuyant bêtement mes mains sur ma robe. Dans ma grande maladresse, je renversai le seau avec de l'eau sur le plancher, je m’abaissais pour tout ramasser avec mes doigts avant de me relever et essuyer cette fois-ci sur mon tablier. Je soufflai un bon coup avant et comptais jusqu’à trois pour le père le fils et le saint esprit. Avant de reprendre mes esprits. Je pris la serpillère et à l’aide du seau et de l’essayeuse, je nettoyais ma merde jusqu’à ce que ce soit bien propre essayant d’ignorer les bruit de claquement de peau et de hurlement et de grognement. Ils ne s’arrêteront donc jamais ? Quand jeu fini ma tâche, je pris la direction de la porte sans demander mon reste. Quand la porte se ferma derrière moi mon cœur partis dans une course effréné. Je me refusai d’y penser, je refusai de prêter attention au multiple flash du diable le visage impassible alors que la femme allongée sur le bureau avait le visage tordu par… et ce gros et long... qui allait et venait... bref.
Après avoir déposé le matériel de nettoyage, je pris la direction de la cuisine quand j’arrive, je trouvai une femme d’une cinquantaine d’année, elle s’activait et remuait plusieurs marmites à la fois lâchant de temps en temps pour aller découper des légumes, c’était un humain ou un robot ? Ne puis-je m’empêcher de me demander. Elle ne remarqua pas ma présence, mais moi, j'eus le temps de scanner la pièce et je pus apercevoir un lot d’assiette déposer sur le côté, depuis quand n’avaient-ils pas été lavés ? Elle s'arrêtait un moment reniflant dans l’air avant de se tourner vers moi
- C’est toi qui sens l’urine ?, Demanda-t-elle alors que son visage était compressé dans une grimace et le ne retrouve mettant en évidence toutes les rides et ridules de son visage. Mon visage s’empourpra alors que je me souviens avoir trempé mes mains dans ma pisse avant de les essuyer sur mon tablier.
- Oui pardon, j’ai, je vais me changer. Et je me précipitais hors de la cuisine pressée de rejoindre l’étage du dessous pour pouvoir me changer quand j’entrais en contact quelque chose de moue ou plutôt quelqu’un
- Dégage de la toi tu schlingues. Dis une voix de femme alors que je me faisais pousser sur le côté. Je faillis manger ma face sur le sol mais par chance je su garder mon équilibre
- Pas besoin de me pousser, j'aurais pu tomber. Dis-je en relevant les yeux pour voir qui c’était, je vis une jeune femme, elle était très belle, elle avait des lèvres pleines et des gros seins, que dirais-je énormes et se fesses n’en parlons plus
- Oui, je sais, je suis jolie, mais pas besoin de baver. Quoi ? tu aimes les femmes et tu veux toucher mes nibards ? demanda-t-elle en les malaxant vulgairement de ses doigts avec ses longs ongles. J'eus une mine choquée, je fus si choqué qu'aucun mot ne franchis la barrière de mes lèvres. Et je te l’ai dit, reprit-elle tu schlingues déjà de là. Si tu ne veux pas que je te pousse réellement dégage de là. Je baissai mes yeux et je partis, je ne vais pas gâcher mon carême à cause d’elle, il me reste encore beaucoup de jour et déjà que je participais à la sainte eucharistie, je n’allais pas en plus ajouter à ça d’autre péché.
Après m’être changé, je suis retourné dans la cuisine et comme si j’étais un fantôme la petite femme n’a même.
Pas eu un seul regard pour moi, j’ai lavé tous, à l’heure où j’ai fini, je ne sentais plus mes mains plus, je l’avais, plus il y en avait vous ne comprenez pas, pas vrai ? Eh bien moi non plus. Quand tout tu proposes je me suis traînée telle une larve jusqu’à mon lit sans même chercher à manger. J’ai bue de l’eau j’ai pris ma douche j’ai pris et dodo. Les jours d’après furent mieux, je n’ai pas reçu Karl, apparemment, j’ai pu remarquer qu’il y avait trois filles différentes, toute plus belles les une que les autres, je ne sais pas quel était leur rôle dans les maisons, mais je nettoyais leurs chambres et j’étais à leurs services. J’ai revu la femme du diable, celle qui était dans son bureau entrain, et elle m’a regardé avec un sourire bizarre. Inutile de vous préciser que j’ai cauchemardé sur ce que j’ai vu ce jour-là, pendant les nuits d’après, je le revoyais, mais cette fois-ci avec son vrai visage et ses cornes de diable et à la place de la fille, c'était moi avec le temps le rêve a pris différentes formes, et je ne sais même plus si c’est toujours ça qui me hante ou juste le fait de vivre en enfer.
Et j’ai aussi pu noter qu’il n’y a pas de garde dans la maison juste à l’extérieur, je n’ai pas encore eu la possibilité de visiter l’extérieur, car je travaille toute la journée non-stop. Mais j’observe les mouvements aux environs de cinq heures pendant quelques minutes et je suppose que c’est la relève alors, je note dans un coin de mon esprit chaque détail de cette relevée et dans 27 jours exactement, je vais m’enfuir de cet enfer durant la nuit alors que tout le monde sera en train de dormir. Il y a des soirs où je mange des soirs où je ne mange pas, quand je finis de laver l’interminable pile d’assiette les marmites sont vides et bien lavées comment je le sais ? Eh bien, c'est moi qui les lave. Aujourd’hui c’est dimanche et je suis à la cuisine en train de m’activer à laver les assiettes qui ne finissent pas. Quand je sentis quelqu’un posé ses mains sur mes yeux m’empêchant ainsi de voir. Je crus reconnaître le parfum de Karl, mais je n’étais pas sûr.
-Karl ? demandais je doucement
- Qui ça aurait pu être bien être de toute façon, je suis ton seul ami ici. Dit-il en retirant ses mains.
- Ami ? Demandais je ? Depuis quand ?
- Je vais me sentir blesser si tu ne t’excuse pas.
- Blessé? Désolé, c'est juste que je ne savais pas que tu étais mon ami.
- Je suis là seule personne ici à me rapprocher d’un ami pour toi. Donc, je ne t’ai pas manqué ? Car moi si tu m’as manqué
- Je t’ai manqué ? Demandais-je en replongeant mes doigts dans l’eau pour rincer quelque plats. Ma peau était déjà froissée depuis le matin que j’ai les mains dans l’eau.
- Plus précisément ta crédulité, tu es drôle à ta façon, tu sais un peu coincer sur les bords, mais drôle.
-okay. Dis-je sans chercher à savoir plus. Ça voulait dire quoi coincé ?
- Le patron veut te voir. Lacha-t-il de but en blanc et le plat que je tenais entre les mains tomba sur le sol et se brisa.