Le jour ne s’était pas encore levé. L’horloge murale du couloir indiquait 3:52. Je devais me lever dans huit minutes pour commencer mes taches alors pourquoi dormir encore ? Je me lavai rapidement le visage, me recoiffai tant bien que mal, et attrapai mon tablier. Je pris mon voile avant de me rappeler que je ne pouvais plus le porter. Il me l’avait arraché, symboliquement et physiquement. Et depuis ce jour-là, mes cheveux ne cessaient de me gratter la nuque, mes oreilles, comme si je portais à même la peau un vêtement interdit. Pourtant, je les attachais le plus loin possible de ma nuque ne laissant pas le vent les souillés ou la vue des hommes me déshonoré. À 4:05, j’étais déjà au rez-de-chaussée, balai à la main. Le silence de la maison était presque sacré et j’en chérissais chaque se

