MURIELJ’ai mis pas mal de temps à me faire à l’habitude qu’avait Muriel de déambuler nue à travers son appartement. Au début, j’étais systématiquement interloquée. Voir son corps blanc et osseux me gênait. Les taches qu’elle avait dans le dos attiraient mon regard et je me rendais compte de l’air idiot que j’avais en l’observant. Je me sentais mal à l’aise. J’étais persuadée que la nudité ne me dérangeait pas, pas plus qu’elle ne me fascinait. Son corps est ordinaire comme le mien ou celui de n’importe quelle femme. Si elle se trouvait sur une plage nudiste ou dans un sauna, je ne la remarquerais même pas. Mais une Muriel sans vêtements dans un appartement high-tech, c’est comme une femme de Néandertal dans une centrale atomique. Je lui ai demandé si elle souhaitait me choquer de cette man

