Chapter 63

2753 Words

LII OU LA BREBIS, CROYANT RENTRER AU BERCAIL, TOMBE DANS UNE CHAUSSE-TRAPPEC’était un jour de marché, et l’affluence des campagnards était considérable dans les rues et sur les quais de Nantes. Au moment où Michel se présentait au pont Rousseau, le passage était littéralement obstrué par une file compacte de lourdes voitures chargées de grains, de charrettes pleines de légumes, de chevaux, de mulets, de paysans, de paysannes, ayant tous dans leurs sacs, dans leurs paniers, sur leurs bâts, dans leurs vases de fer-blanc, les denrées qu’ils apportaient pour l’approvisionnement de la ville. L’impatience de Michel était si vive qu’il n’hésita point à s’engager dans cette cohue ; mais au moment où il venait d’y pousser son cheval, il aperçut, débouchant du côté opposé à celui qu’il suivait, une

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